Le Groupe
Valeurs
 
 


  Dès 2002, le Conseil d’Administration du Groupe Hospitalier Diaconesses Croix Saint-Simon a tenu a exprimer les valeurs fondatrices du nouvel établissement.

Liberté et engagement

Le groupe hospitalier est un lieu de liberté et d’engagement où nous recherchons comment toujours mieux répondre aux questions de notre société, comment toujours mieux accompagner la Vie.
Cet engagement nous conduit à accueillir chaque personne dans ce qu’elle a de plus humain mais aussi à rester en permanence à la pointe de la technique.

Au-delà des missions du service public hospitalier, définies par voies législative et réglementaire, ces valeurs trouvent une traduction concrète pour les activités du groupe hospitalier :

Une approche de l’être humain dans sa globalité

Le Groupe Hospitalier est issu des volontés simultanées des deux œuvres d’apporter une réponse sans cesse plus adaptée à la demande – ou à l’attente – des femmes et des hommes qui viennent dans nos établissements.
C’est donc l’être humain que nous proposons de prendre en charge ; et non seulement la maladie. Le patient est sujet et non objet, fut-ce des meilleurs soins, de compassion ou d’assistance.

Ainsi s’explique, par exemple, notre volonté de diminuer la douleur liée à la maladie elle-même ou aux investigations et traitements que nous pratiquons.
Au-delà de la douleur physique, nous tentons d’apporter un soutien psychologique aux patients et à leurs proches. C’est particulièrement le cas en maternité, en cancérologie, en soins palliatifs.
Ainsi s’explique aussi notre engagement à respecter la dignité en toutes circonstances, à accueillir chaque individu quels que soient ses repères, ses croyances, ses ressources.
C’est, par exemple, la volonté d’accueillir à la maternité des femmes en situation précaire ou en détresse sociale adressées par les services de PMI, par le SAMU social ou par les assistantes sociales du secteur.
Ainsi s’explique également notre volonté de respecter la personne soignée du début de la vie et si besoin jusqu’à la fin de la vie ; pour que l’institution hospitalière n’abandonne pas le patient lorsqu’elle n’a plus de guérison à lui proposer ; pour que la médecine ne s’arrête pas avant la fin. C’est la place, au-delà de l’accompagnement de la fin de vie dans les différents services et de l’unité hospitalière de soins palliatifs, de l’ensemble du réseau qui coordonne les prises en charge des patients en fin de vie : accompagnement des familles, équipes mobiles, intervention au domicile… C’est également le choix d’accompagner ceux qui restent après la mort et le respect des croyances exprimées à cette étape difficile

 

Une approche de l’être humain libre et responsable

Quelques décennies d’une médecine toute puissante font parfois oublier la liberté individuelle et fondamentale de chaque personne malade ; liberté qu’elle reprend parfois à notre insu lorsqu’elle interrompt son traitement, lorsqu’elle demande un deuxième avis, qu’elle recommence à boire, à fumer…
Nous considérons que le patient ne peut plus être aujourd’hui regardé comme passif et soumis aux décisions médicales. Il doit être informé, pouvoir exprimer sa volonté et – chaque fois que cela est possible – participer aux choix thérapeutiques.

Notre conception de l’être humain libre et responsable trouve également une réalité concrète dans les relations du groupe hospitalier avec les salariés, avec les bénévoles qui concourent à la réussite du projet. Ainsi le dialogue social n’est pas une formule convenue mais un objectif affiché pour notre organisation : le pluralisme, la démocratie interne et la liberté d’expression sont des richesses pour l’hôpital.
Les instances représentatives du personnel constituent un maillon privilégié de ce dialogue.

Une recherche éthique permanente

Notre démarche éthique est un ajustement permanent, parce que les questions qui se posent à nous sont en perpétuelle évolution : l’information du patient, l’interruption volontaire de grossesse et la procréation médicalement assistée, la fin de vie, les soins palliatifs, l’arrêt de vie, l’utilisation du génome, la participation du patient au choix thérapeutique en sont autant d’exemples.

C’est pourquoi le groupe hospitalier va poursuivre, pour l’ensemble de la nouvelle structure, l’activité du comité d’éthique mis en place il y a deux ans à l’hôpital des Diaconesses. Même en l’absence de réponse définitive ou sécurisante, ce lieu pluridisciplinaire nous permet de poursuivre la recherche.

 

 

Texte adopté le 12 mars 2002 par le Conseil d’Administration du Groupe Hospitalier Diaconesses Croix Saint-Simon.

 
 
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