Coxarthrose

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  • lundi, 15 mars 2004 15:24
  • Dernière modification le mardi, 07 juillet 2015 16:00
  • Écrit par 

    Dr Marie-Pascale Manet

Cette note explicative a pour objet de répondre simplement à la plupart des questions que vous vous posez. Elle ne prétend pas rendre compte de toutes les situations, parfois complexes, tant en ce qui concerne le diagnostic, I'évolution, les traitements, leurs risques, etc...

 traitQU’EST CE QUE LA COXARTHROSE ?

Une articulation est constituée d’os recouvert de cartilage baignant dans une faible quantité de liquide synovial. L’arthrose est définie par l’usure de ce cartilage articulaire. Sa localisation la plus fréquente se situe à la hanche (ou articulation coxo-fémorale). A ce niveau, on parle donc de coxarthrose.

Il en existe deux types :

  • la coxarthrose primitive survient en général après 60 ans et représente 40% de l’ensemble des coxarthroses. Elle se développe sur une hanche sans malformation préalable.
  • la coxarthrose secondaire survient plus précocement et représente environ 60% de l’ensemble des coxarthroses. Elle survient sur une hanche ayant certaines malformations anatomiques entraînant une usure plus rapide.

1. Quels sont les symptômes ?

La douleur est le symptôme majeur. Elle se localise le plus souvent au plis de l’aine avec une irradiation devant la cuisse. Elle peut aussi se situer en pleine fesse avec une irradiation derrière la cuisse. Elle est en général d’apparition progressive à la marche, à la montée et à la descente des escaliers avec une boiterie. Dans la majorité des cas elle est calmée par le repos. Votre périmètre de marche vous sera régulièrement demandé par votre médecin car c’est un bon reflet de votre gêne fonctionnelle. Il pourra aussi se baser sur un indice fonctionnel (de Lequesne) qui permet d’apprécier votre handicap dans sa globalité.

II existe aussi des douleurs atypiques : son siège peut se situer uniquement au genou ou simplement dans la cuisse faisant évoquer une névralgie ; elle peut aussi se manifester la nuit notamment lors des poussées « aiguës».

2. Comment fait-on le diagnostic ?

L’examen clinique de votre médecin est capital. Il vous examinera en position debout, couché et à la marche. Il appréciera ainsi votre trophicité musculaire, cherchera des points douloureux articulaires. Il recherchera une douleur et une diminution de l’amplitude des mouvements de votre hanche malade par rapport à l’autre coté.

Le diagnostic peut être plus difficile dans certain cas notamment lorsque la douleur n’est pas typique : une douleur de hanche peut simuler une névralgie (crurale) motivant un examen complet de votre colonne vertébrale.

La radiographie de vos deux hanches est indispensable au diagnostic. Elle permet de confirmer le diagnostic de coxarthrose et de préciser sa nature primitive ou secondaire. En effet certaines mesures effectuées directement sur les radiographies permettent de diagnostiquer des malformations anatomiques favorisant la coxarthrose (cf. coxométrie).

3. Quels sont les principes du traitement ?

Le traitement est médical et chirurgical.

Traitement médical

Le traitement médical vise à diminuer les douleurs et à protéger la hanche malade. En cas de coxarthrose secondaire, il ne doit pas retarder une éventuelle correction chirurgicale des anomalies anatomiques.

  • Il existe certaines règles d’hygiène de vie à respecter dont le but est de ménager la hanche pour empêcher une destruction trop rapide : lutter contre la surcharge pondérale, porter une canne du coté opposé à la hanche douloureuse, éviter les marches trop prolongées ainsi que les activités sportives intenses, lutter contre les attitudes vicieuses (lutte contre le flessum de la hanches). L’activité physique n’est pas à bannir mais il faut privilégier les sports comme la natation ou le cyclisme.
  • Les traitements antalgiques ou anti-inflammatoires visent à lutter contre la douleur pour préserver une certaine autonomie.
  • Les infiltrations locales de corticoïde peuvent aussi calmer les douleurs et améliorer votre qualité de vie mais elles doivent être réaliser avec parcimonie.
  • La kinésithérapie a pour but d’entretenir votre force musculaire (principalement vos muscles quadriceps et fessiers) et la mobilité de votre hanche.

Traitement chirurgical

  • En cas de coxarthrose secondaire peu évoluée ou localisée, les interventions chirurgicales conservatrices visent à corriger les anomalies anatomiques existantes pour protéger votre hanche.
  • En cas de coxarthrose évoluée et d’inefficacité du traitement médical, une solution plus radicale est souhaitable : la pose d’une prothèse totale de hanche. Ce geste doit être guider par votre gêne fonctionnelle et non par l’usure radiologique de votre hanche. En effet il n’y a pas systématiquement de parallélisme entre ces deux facteurs.

Bibliographie :
BARDIN Th, KUNTZ D. Thérapeutique Rhumatologique. Ed Médecin-Science, Flammarion. 
KAPLAN G, PRIER A, VINCENNEUX PH. Rhumatologie pour le praticien. Ed SIMEP.

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