Infiltration épidurale (voie inter épineuse ou foraminale)

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  • mardi, 27 mars 2012 13:54
  • Dernière modification le mardi, 07 juillet 2015 18:11
  • Écrit par 

    Équipe médicale de Rhumatologie

Cette note explicative a pour objet de répondre simplement à la plupart des questions que vous vous posez. Elle ne prétend pas rendre compte de toutes les situations, parfois complexes, tant en ce qui concerne le diagnostic, I'évolution, les traitements, leurs risques, etc...

1- Qu'est-ce qu'une infiltration épidurale ?

C'est une infiltration locale de corticoïde entre deux vertèbres dans l'espace épidural, zone qui entoure un sac contenant les racines nerveuses.

2 - Quel est l'objectif de ce geste ?

Les infiltrations épidurales sont des pratiques couramment utilisées dans le traitement des affections de la colonne lombaire en cas de lombo-sciatique, de lombo-cruralgie voire exceptionnellement de lumbago. Le but de cette infiltration est d’injecter une quantité minimale d’anti-inflammatoire (cortisone) pour diminuer l’inflammation entre le nerf et le disque intervertébral. L’efficacité de cette infiltration n’est pas immédiate, survient le plus souvent au bout de quelques jours et n’est pas constante. Cette infiltration peut être renouvelée 2 à 3 fois en fonction de l'efficacité.

3- Comment se déroule l'infiltration ?

Cette infiltration se déroule en position assise ou parfois allongée sur le côté, le dos rond. Après désinfection de la peau, une aiguille est introduite entre 2 vertèbres au niveau de la colonne lombaire jusque dans l’espace qui entoure le sac contenant les racines nerveuses : l’espace épidural. Le produit diffuse dans cet espace et agit sur plusieurs centimètres de hauteur.

4 - Qu’en est-il de la douleur ?

Ce geste est généralement peu douloureux.

5 - Que faut-il surveiller après ce geste ?

Dans la grande majorité des cas, ce geste est très bien supporté et permet de diminuer la douleur en quelques jours. Cependant, si vous ressentez des maux de tête intenses, des douleurs violentes au point de ponction et surtout une fièvre, vous devez le signaler au médecin.

6 - Quels sont les effets secondaires possibles ?

  • Un malaise vagal est toujours possible. Il se manifeste par des sueurs profuses associées à une baisse de tension, un ralentissement du rythme cardiaque, voire une perte de connaissance brève. Il est le plus souvent bénin et transitoire et survient pendant ou au décours du geste. Dans ce cas, le simple repos avec les jambes surélevées suffit à le faire disparaître.
  • Une rougeur du visage avec une sensation de chaleur et parfois des maux de tête, appelées flushs, peuvent survenir. Cet incident bénin disparaît spontanément en quelques heures.
  • Le syndrome post ponction lombaire qui se manifeste par des nausées et des maux de tête (ou céphalées) peut survenir en position assise ou debout. Il disparaît habituellement, en position couchée. Dans ce cas, surveillez votre température qui ne doit pas être élevée. Il est alors conseillé de se reposer au maximum en position couchée sans oreiller, de boire beaucoup d’eau, voire de prendre un antalgique simple.

Si ce syndrome post infiltration venait à durer pendant plusieurs jours, rappelez votre médecin afin d’envisager laréalisationd’un« bloodpatch »danslebutde colmater la brèche durale à l’aide de votre propre sang.

Il existe d’autres complications plus sérieuses mais fort heureusement, exceptionnelles.

  1. L’infection : rare, elle doit toujours être suspectée et se manifeste par la fièvre associée ou non à une douleur lombaire.
  2. La survenue d’une thrombophlébite cérébrale, d’un hématome épidural ou d’un infarctus de la moelle :complicationsneurologiques exceptionnelles mais graves (pouvant être responsables de paralysie).

Dans ces deux situations, contactez en urgence votre médecin pour un examen plus approfondi

Dans tous les cas, si vous avez un doute, n'hésitez pas à contacter votre médecin ou l’hôpital.

Bibliographie :

  • BARDIN Th. KUNTZ D. « Thérapeutique Rhumatologique, 1995, 655- 674 » - Ed. Médecin-Science. Flammarion.
  • BARON D. « Les gestes en Rhumatologie, 2003, 413 » - Ed. Sauramps Medical.
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