Polyarthrite rhumatoïde : traitement

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  • lundi, 15 mars 2004 15:24
  • Dernière modification le mardi, 07 juillet 2015 18:14
  • Écrit par 

    Dr Marie-Pascale Manet

Cette note explicative a pour objet de répondre simplement à la plupart des questions que vous vous posez. Elle ne prétend pas rendre compte de toutes les situations, parfois complexes, tant en ce qui concerne le diagnostic, I'évolution, les traitements, leurs risques, etc...

VOUS ETES TRAITE POUR VOTRE POLYARTHRITE RHUMATOIDE (PR)

1. Qu’est ce que c’est ?

La PR est un rhumatisme inflammatoire chronique. Elle touche les articulations (d’où le nom « arthrite ») et s’accompagne d’épanchement articulaire. Cet épanchement est agressif pour les articulations et les tissus environnants (le cartilage qui recouvre l’os, l’os, les ligaments et les tendons) et entraînent des destructions. A la longue, des déformations articulaires peuvent apparaître surtout en l’absence de traitement.

Il faut souvent quelques mois d’évolution avant de pouvoir le poser car les premiers signes de la maladie peuvent se retrouver dans d’autres pathologies.

La PR est le rhumatisme inflammatoire chronique le plus fréquent puisqu’il touche entre 0.3 et 1.5% de la population globale en France. Les femmes sont plus souvent touchées que les hommes (2 à 4 femmes pour un homme). L’âge de début se situe en général vers de 45 ans.

2. Quels sont les médicaments utiles pour calmer rapidement les douleurs ?

Les traitements « de crise » permettent de soulager rapidement les douleurs en cas de poussée douloureuse. Les médicaments « antalgiques » calment la douleur dans sa globalité. Il en existe trois types : Ceux qui ne contiennent que du paracétamol (niveau I) sont réservés pour les douleurs modérées et peuvent être pris par le patient avec peu de risque en attendant de voir son médecin (en cas de poussée douloureuse). Les deux autres types sont soit des associations de dérivés de morphine avec du paracétamol (pallier II), soit des morphiniques (pallier III). Ils sont réservés pour les douleurs plus intenses.

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens sont des médicaments qui luttent contre l’inflammation. Cependant, ils peuvent être très néfaste pour l’estomac et le tube digestif dans son ensemble. Il ne faut donc jamais les associer entre eux ou dépasser la dose prescrite. Ce risque peut être accentuer chez les personnes fragiles (personne âgée, antécédent d’ulcère...).

Les anti-inflammatoires stéroïdiens ou cortisone sont des médicaments qui soulagent rapidement les douleurs, qui ont une action anti-inflammatoire et qui peuvent ralentir l’évolution de la maladie. L’efficacité et les effets secondaires de la cortisone dépendent de la « dose cumulée » c’est à dire la dose prise par un patient sur plusieurs années. Il ne faut ni l’arrêter brutalement ni augmenter ou diminuer la dose sans avis de votre médecin.

Dans tous les cas, si vous avez une poussée douloureuse, vous pouvez vous mettre au repos, mettre éventuellement de la glace (enveloppée dans un linge) sur les articulations douloureuses, prendre un antalgique simple et surtout appeler votre médecin.

3. Quels sont les médicaments qui ralentissent l’évolution de la maladie ?

Les traitements de fond permettent de ralentir voir de stopper l’évolution de la maladie. Ces médicaments mettent quelques semaines avant d’agir sur l’inflammation ou sur la douleur. Il faut donc attendre quelques temps avant de juger de l’efficacité du traitement et ne pas l’arrêter sans l’avis de votre médecin.

4. Quel est l’intérêt des carnets de surveillance ?

Il s’agit d’un carnet dans lequel vous devez inscrire tous les différents traitements que vous avez reçus. Il vous permet, ainsi qu’à votre médecin, de mieux suivre et de mieux comprendre votre maladie.

5. Peut-on garder une activité quotidienne normale ?

Quand on a une PR, il faut garder une activité physique régulière et modérée. Il est donc souhaitable de faire travailler l’ensemble de ses articulations sans pour autant trop les solliciter. Vous pouvez faire du vélo, de la marche ou de la natation. La gymnastique est aussi excellente, notamment au niveau des mains pour garder une souplesse des articulations et au niveau des jambes pour entretenir la tonicité des muscles. Vous pouvez vous faire conseiller par votre médecin ou votre kinésithérapeute.

Vous pouvez aussi poursuivre votre activité professionnelle aussi longtemps que possible en aménageant votre environnement pour éviter les fatigues inutiles.

6. Peut-on se faire aider par une personne à domicile ?

Si vous n’arrivez pas à effectuer vos tâches ménagères, il est possible de se faire aider par une personne extérieure. Pour cela, il faut aller à la mairie avec une ordonnance de votre médecin précisant le nombre d’heure et le rythme de cette aide. A tout moment, vous pouvez solliciter l’aide des assistantes sociales pour vous faire connaître les aides dont vous pouvez bénéficier.

La PR est une maladie longue entraînant des douleurs chroniques qui peuvent affecter votre vie quotidienne. Les médicaments permettant de vous soulager sont nombreux et peuvent vous permettre de vivre le plus normalement possible. Il ne faut pas hésiter à solliciter votre médecin au moindre problème.

Bibliographie :

  • Godeau P, Herson S, Piette JC- Traité de Medecine, 3e édition. Ed Flammarion.
  • Kahn M.F, Peltier A.P, Meyer O, Piette J.C- Maladies et syndromes systémiques. Ed Flammarion.
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