Spondylarthrite ankylosante : traitement

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  • lundi, 15 mars 2004 15:24
  • Dernière modification le lundi, 19 novembre 2012 12:18
  • Écrit par 

    Dr Marie-Pascale Manet

Cette note explicative a pour objet de répondre simplement à la plupart des questions que vous vous posez. Elle ne prétend pas rendre compte de toutes les situations, parfois complexes, tant en ce qui concerne le diagnostic, I'évolution, les traitements, leurs risques, etc...

VOUS ÊTES TRAITÉ POUR UNE SPONDYLARTHRITE ANKYLOSANTE

1. Qu'est-ce que c'est ?

La SPA est un rhumatisme inflammatoire touchant la colonne vertébrale (ou atteinte axiale) et parfois les articulations périphériques (arthrites) ainsi que l’insertion des tendons (ou enthéses). Elle entraîne des douleurs inflammatoires (à prédominance nocturne avec un dérouillage matinal) de la colonne vertébrale et des fesses avec un enraidissement progressif. L’atteinte des articulations périphériques se manifeste par de véritable arthrite pouvant entraîner leur destruction. L’atteinte des tendons se caractérise par des douleurs localisées sur leur insertion sans risque de rupture. Les autres signes extra-articulaires sont rares en dehors de l’inflammation de la partie antérieure de l’œil (uvéites).

2. Qui touche t-elle ?

Elle touche l’adulte jeune entre 18 et 35 ans avec une prédominance masculine. La spondylarthrite de l’enfant n’est pas rare, puisque 15 à 20% des spondylarthrites débutent avant l’age de 16 ans et touchent préférentiellement les articulations périphériques Il semble par ailleurs que la spondylarthrite se rencontre préférentiellement dans certaines ethnies notamment chez les esquimaux et chez certains indiens d’Amérique alors qu’elle est rare chez les Africains et chez asiatiques. Ces différences sont liées à la présence de l’antigène HLA B27. En effet, il existe un lien statistique entre la présence de cet antigène et la spondylarthrite.

3. Quelle est son évolution ?

Il existe différentes évolutions possibles de la SPA : -la forme la plus fréquente est la succession de poussées inflammatoires totalement résolutives sans complications invalidantes. -certaines poussées peuvent entraîner des complications invalidantes comme le développement d’une ankylose dans les atteintes axiales, la destruction d’une articulation dans les atteintes périphériques ou la survenue de séquelles d’uvéites avec baisse de l’acuité visuelle. -Enfin, la maladie peut rester chronique sans période d’accalmie.

Le plus souvent, l’espérance de vie des patients souffrant de SPA est identique à celle de la population générale.

4. Quel est le rôle des anti-inflammatoires non stéroïdiens ?

Les deux objectifs du traitement sont de calmer l’inflammation et la douleur, et d’éviter les complications. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) représentent le moyen essentiel pour lutter contre la douleur et l’inflammation des SPA. Ils sont en général prescrit par voie buccale au cours de la journée. Le rythme des prises dépend de la durée d’action de votre AINS (action courte ou longue) et de l’activité de votre maladie. Ce rythme doit être discuté avec votre médecin en fonction de ces deux paramètres. En général il est préférable de le prendre au milieu des repas avec un grand verre d’eau (pour diminuer les complications digestives). En cas de douleur nocturne, vous pouvez prendre un AINS au coucher en position debout ou assise avec de l’eau.

Il est fortement déconseillé d’associer plusieurs AINS ou de dépasser les doses prescrites. Si son efficacité n’est pas suffisante vous pouvez associer un antalgique (tel que le paracétamol) et appeler votre médecin pour renforcer la posologie de votre AINS, si cela est possible, ou en changer.

Les AINS sont des médicaments très utiles mais qui peuvent entraîner certaines complications à connaître : -les complications digestives sont les plus fréquentes. Il s’agit en général d’ulcère gastro-duodénal. Vous pouvez les réduire en évitant le tabac ou l’alcool. Des médicaments protégeant l’estomac peuvent aussi vous être prescrits. -il existe d’autres complications plus rares : possibilité d’aggravation d’une hypertension artérielle, d’une insuffisance rénale...

Dans tous les cas, vous devez avoir une surveillance médicale.

5. Qu’est ce qu’un traitement de fond ?

Ils sont capables de réduire l’inflammation clinique et biologique. Mais ils mettent quelques semaines avant d’agir sur l’inflammation ou sur la douleur. Il faut donc attendre quelques temps avant de juger de l’efficacité du traitement et ne pas l’arrêter sans l’avis de votre médecin.

6. Quel est le rôle de la rééducation ?

Elle a pour but d’améliorer vos symptômes et de lutter contre les attitudes vicieuses, la raideur et l’ankylose. Elle doit être guidée par un kinésithérapeute qui peut améliorer votre raideur et vous apprendre les mouvements à effectuer par vous-même. Il vous guidera au cours de vos séances et adaptera votre programme de rééducation en fonction de votre état clinique.

La SPA est une maladie inflammatoire pouvant évoluer vers l’ankylose. Le but des traitements médicamenteux et non médicamenteux est de lutter contre ces deux problèmes. Votre médecin et votre kinésithérapeute sont là pour vous guider dans votre traitement.

Bibliographie :

  • Dougados M et al. Spondylarthrite en en 100 questions. Ed NHA communication.
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