Information sur l'anesthésie

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  • mardi, 09 janvier 2007 16:29
  • Dernière modification le mardi, 07 juillet 2015 15:09
  • Écrit par  Dr Dominique Collard

Le présent formulaire vise à vous informer sur les différents procédés d'anesthésie qui existent.

Cela vous permettra de vous préparer à l'entretien avec le médecin anesthésiste. Celui-ci a besoin du double de vos dernières ordonnances, des derniers documents cardiologiques vous concernant s'il y a lieu ainsi que du résultat des examens biologiques prescrits à la consultation du chirurgien. Le médecin anesthésiste conviendra avec vous du procédé d'anesthésie le plus approprié à votre cas et vous informera des inconvénients, avantages ainsi que des risques et des effets secondaires de la méthode employée.

Plusieurs techniques d'anesthésie existent. Dans certains cas appropriés, certaines d'entre elles peuvent être associées.

I - L'ANESTHESIE GENERALE

Elle provoque chez le patient un état comparable au sommeil. Après administration d'un calmant (prémédication) et mise en place des perfusions, l'anesthésie débute en règle générale par l'injection d'un somnifère d'action rapide, puis se poursuit par l'injection ou l'inhalation de certains médicaments anesthésiques. Cet état est maintenu par l'anesthésiste à l'aide de médicaments, pendant toute la durée de l'opération.

Pour certaines interventions simples, une respiration spontanée est conservée mais le plus souvent, les médicaments anesthésiques suppriment la respiration ce qui nécessite d'avoir recours à des moyens spécifiques :

  • soit un masque laryngé posé sur le larynx
  • soit une sonde d'intubation introduite dans la trachée qui relie vos poumons à une machine « qui respire à votre place ».

Pendant toute la durée de l'anesthésie, le médecin anesthésiste ou l'infirmière anesthésiste sous sa responsabilité surveille en permanence toutes les fonctionsorganiques(pouls,tensionartérielle, respiration, ECG, oxygénation etc...). Une fois l'intervention terminée, l'administration de l'anesthésie est interrompue et vous vous réveillez. Dans la salle de soins post-interventionnelle, vous resterez sous contrôle permanent du personnel soignant spécialisé jusqu'à ce que vous puissiez réintégrer votre service lorsque vous êtes complètement réveillé et que toutes vos fonctions organiquessontstabilisées.Aprèscertaines interventions longues et difficiles ou selon votre terrain, il peut être nécessaire de vous transférer dans un service de réanimation ou dans une unité de soins continus, pour une durée provisoire afin d'assurer la surveillance et l'encadrement nécessaire. Dans ce cas, vous en serez plus précisément informé avant votre intervention.

II - L'ANESTHESIE LOCALE OU REGIONALE

Dans certains cas, il est possible « d'endormir » seulement la région à opérer en réalisant une anesthésie locale ou régionale. Ceci est obtenu par l'injection d'un anesthésique local. La sensibilité à la douleur est alors bloquée pour une durée prolongée. Le patient reste conscient et apte au dialogue ce qui n'est pas le cas lors d'une anesthésie générale mais il ne ressent aucune douleur. Un petit calmant ou somnifère peut-être administré en plus sur demande.

L'anesthésie locale permet de supprimer la sensibilité à la douleur au niveau de la région à opérer : elle est injectée par le chirurgien.

L'anesthésie locorégionale est réalisée au niveau des structures nerveuses qui innervent la région à opérer pour insensibiliser pendant l'intervention ou pour calmer la douleur en post-opératoire.

Elle est réalisée par le médecin anesthésiste. Pour rechercher les troncs nerveux, on utilise un stimulateur neurologique.Ilenvoiedefaiblesimpulsionsélectriques qui stimulent le nerf à anesthésier et déclenche ainsi des contractions musculaires involontaires.

Ces contractions signalent au médecin anesthésiste que l'aiguille d'injection est placée au bon endroit et l'injection d'anesthésique local peut ainsi être réalisée. Pour permettre des injections répétées, l'aiguille d'injection peut-être retirée et remplacée par un tube fin en matière plastique (cathéter). La stimulation nerveuse n'est généralement pas douloureuse ; elle peut cependant provoquer une sensation de tension et de chaleur ainsi que des sensations désagréables de décharge électrique.

La chirurgie de l'abdomen et du bassin peut être pratiquée en agissant sur les nerfs de la moelle épinière innervant la région à désensibiliser. Pour cela, l'anesthésique local peut être injecté en une fois par une aiguille ou en plusieurs fois au moyen d'un tube fin flexible en matière plastique (cathéter). Lorsque l'anesthésique local est introduit en une fois dans le liquide céphalo-rachidien, il s'agit d'une rachianesthésie. Le patient est en position assise ou allongée sur le côté, l'anesthésique local est injecté dans le canal rachidien. Pendant l'anesthésie, on observe une immobilité complète passagère des membres inférieurs.

Lorsque l'anesthésique local est introduit par un cathéter dans l'espace péridural situé autour de la moelle épinière, il s'agit d'une péridurale. Le cathéter peut être placé à n'importe quel niveau. Le cathéter est souvent laissé en place pour servir, pour une durée prolongée, à injecter de façon répétée des substances antalgiques dans le cadre d'un traitement de la douleur après l'opération.

Selon l'intervention réalisée et selon votre terrain, le médecin anesthésiste peut décider d'associer une anesthésie générale et une anesthésie locorégionale.

III - QUELLES PRECAUTIONS PRENDRE AVANT UNE ANESTHESIE, QUELLE QU'ELLE SOIT ?

Vous devez respecter un jeûne de 6h avant toute anesthésie pour éviter le reflux accidentel du contenu de l'estomac dans les poumons. De même, vous devez cesser de manger, de boire, de mâcher du chewing- gum, de sucer des bonbons et de fumer 6h avant votre anesthésie. L'anesthésiste à sa consultation vous indiquera l'attitude à avoir vis-à-vis des médicaments que vous prenez habituellement. Les appareils dentaires, les lunettes, les lentilles de contact, les prothèses auditives, les bijoux, les perruques devront être laissés dans votre chambre. Veuillez ne pas vous maquiller ni vous vernir les ongles. Veuillez répondre au questionnaire ci-contre aussi précisément que possible. Vos réponses nous permettront de mieux juger de votre état de santé actuelle et de reconnaître les risques possibles.

IV - QUELS EFFETS SECONDAIRES ET COMPLICATIONS PEUVENT SURVENIR ?

Tout acte médical, même conduit avec compétence et dans le respect des données acquises de la science, comporte un risque. Les conditions actuelles de surveillance de l'anesthésie et de la période de réveil, permettent de dépister rapidement les anomalies et de les traiter.

La ponction des vaisseaux est indispensable pour l'anesthésie, il arrive que certains lieux de ponction présentent des réactions inflammatoires ou des hématomes. Des troubles de la perception des sensations au niveau du site de ponction dus à des blessures accidentelles des nerfs sensitifs, peuvent persister quelque temps.

L'introduction d'un tube dans la trachée ou la mise en place d'un masque laryngé peuvent présenter des difficultés. Il peut survenir des lésions dentaires, il faut donc signaler les dents branlantes, déchaussées, lors de votre consultation. La présence d'un tube dans la trachée ou d'un masque laryngé peuvent laisser un enrouement ou une douleur à la déglutition pendant quelques jours. Des nausées et vomissements de la période post-opératoire favorisés par l'administration de médicaments contre la douleur, peuvent dans certains cas être diminués par l'administration préventive de médicaments spécifiques.

L'inhalation de liquide gastrique - surtout si la période prescrite de jeûne de 6 heures n'est pas respectée ou si l'anesthésie a du être réalisée en urgence - peut être à l'origine de pneumonies graves.

Des troubles passagers de la mémoire et du sommeil ou une baisse des facultés de concentration peuvent survenir temporairement. La position prolongée sur une table d'opération peut entraîner des compressions de certains nerfs ce qui peut provoquer un engourdissement ou exceptionnellement une paralysie. Dans la majorité des cas, les choses rentrent dans l'ordre en quelques jours, voire en quelques semaines.

Tout alitement ou immobilisation prolongée majorent le risque de phlébite et d'embolie pulmonaire. Un traitement préventif est entrepris selon l'importance du risque qui vous est propre.

Les anesthésies rachidiennes peuvent se compliquer de maux de tête pouvant nécessiter un traitement spécifique. Des hématomes du foyer opératoire et des saignements graves peuvent être favorisés par la prise de médicaments favorisant l'anticoagulation (y compris l'aspirine), il est capital que vous le signaliez au médecin anesthésiste qui jugera de l'attitude à adopter vis-à-vis de la prise de ces médicaments dans la période pré- opératoire.

En dehors d'indication spécifique, il convient de ne pas absorber d'aspirine 10 jours avant une intervention. Les réactions allergiques à des produits anesthésiques sont possibles, le plus souvent imprévisibles. Parfois très graves, elles peuvent être dans la grande majorité des cas, guérissables par un traitement approprié en soins intensifs. Il est important de toujours signaler une allergie connue. Certaines complications imprévisibles comme un arrêt cardiaque, une poussée maligne de fièvre lors d'une anesthésie générale, une paralysie irréversible lors d'une anesthésie locorégionale, sont extrêmement rares ; quelques cas sont décrits alors que des centaines de milliers d'anesthésies sont réalisées chaque année.

V - L'ANESTHÉSIE POUR ENDOSCOPIE OU CHIRURGIE PERMETTANT UN RETOUR A DOMICILE LE SOIR MEME

Des examens tels que fibroscopie gastrique, coloscopie et écho-endoscopie sont habituellement pratiqués sous anesthésie générale en hospitalisation de jour. De même certains gestes chirurgicaux peuvent permettre le retour à domicile le soir même.

De courte durée, il s'agit cependant de véritables anesthésies imposant un strict respect des règles de sécurité. Il vous est demandé d'être toujours accompagné pour le retour à domicile, d'habiter à moins de une heure de transport de l'hôpital et de ne pas passer la première nuit seul (e). Par prudence, vous ne devez prendre aucune décision importante ni conduire de véhicule dans les 24h suivantes.

Selon votre état de santé actuel et vos maladies antérieures d'autres complications sont possibles ; il en est tenu compte dans le choix des techniques opératoires et anesthésiques.

Vous devez donc exposer vos problèmes de santé à votre médecin anesthésiste lors de la consultation et indiquer précisément le nom et la posologie des médicaments que vous prenez.

Le questionnaire joint devrait vous aider à rassembler vos souvenirs.

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