Cure de prolapsus par voie vaginale

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  • lundi, 23 mai 2016 16:50
  • Dernière modification le mardi, 24 mai 2016 16:43
  • Écrit par 

    Dr Aminata KANE

Ce document constitue un complément d’information à votre première consultation au sein du Groupe Hospitalier Diaconesses Croix Saint-Simon au cours de laquelle une information individualisée vous a été délivrée. Il a été conçu pour tenter de répondre aux questions que vous pouvez vous poser et vous permettre de mieux comprendre les objectifs et principes de l’intervention qui vous a été proposée.

Qu'est-ce qu'un prolapsus ?

pelvis

Le prolapsus génital communément appelé « descente d’organe est une pathologie fréquente touchant près d’une femme sur deux. Il s’agit avant tout d’une affection intime souvent mal vécue et cachée pouvant nuire à tous les secteurs de la vie d’une femme.

Le prolapsus génital correspond à une chute ou à un abaissement des organes du petit bassin (vessie, utérus, vagin et rectum) par suite du relâchement des muscles du périnée et des moyens de suspension ainsi que des organes pelviens.
Cette « descente d’organe » peut intéresser l’utérus et/ou la vessie et le rectum qui font alors saillie derrière le vagin, on parle alors de colpocèle antérieure ou postérieure.

La plupart du temps, le prolapsus se manifeste par une gêne ou une « boule » au niveau vulvaire parfois associées à une incontinence urinaire (fuite d’urine). Ces signes sont accentués par la toux, l'effort, le port de charge lourde...
Si le prolapsus survient le plus souvent après la ménopause il peut également toucher la femme jeune.

Avant l’intervention

Un bilan pré opératoire comportant un Frottis cervico-vaginal une échographie pelvienne, un bilan urodynamique et un examen radiologique dynamique du prolapsus (colpocystogramme, colpo-IRM) vous sera le plus souvent demandé.
En cas d’incontinence urinaire associée ou d’incontinence urinaire masquée retrouvée à l’examen après réduction du prolapus ou lors du bilan uro-dynamique une cure d’incontinence urinaire d’effort par mise en place de bandelette sous-urétrale pourra être associée.
Une consultation d’anesthésie est nécessaire.

  • Hospitalisation

Vous serez le plus souvent hospitalisée la veille de l’intervention, un examen des urines sera alors effectué.

Comment se passe l’intervention ?

L’intervention proposée par votre chirurgien consistera à repositionner par voie « naturelle » (vaginale) correctement la vessie, le vagin, l’utérus et le rectum dans le petit bassin en renforçant les moyens de soutien ou les moyens de suspension de ces organes. Cette intervention peut nécessiter l’utilisation d’un tissu de renfort le plus souvent synthétique compatible avec le corps humain.

L'intervention peut être réalisée sous anesthésie générale ou loco-régionale (péridurale ou rachianesthésie), selon votre cas et les décisions du chirurgien et de l'anesthésiste. L'intervention se déroule alors par les voies naturelles et ne comporte pas d'incision abdominale.

Au bloc opératoire, vous serez installée en position gynécologique. Après la mise en place d’une sonde vésicale, une incision est pratiquée dans le vagin à sa partie antérieure et/ou postérieure. La vessie et le rectum sont individualisés afin de pour pouvoir les repositionner correctement.

S’il a été décidé de la mise en place d’un tissu de renfort, celui-ci sera positionné entre le vagin et la vessie (pour un prolapsus vésical), entre le vagin et le rectum (pour un prolapsus rectal) ou les deux.
Si l’indication de mise place d’un tissu de renfort n’a pas été retenue, il sera réalisé une simple remise en tension de la paroi du vagin par plicature.

En l’absence de mise en place de prothèse une hystérectomie sera le plus souvent associée afin de rapprocher les ligaments de suspension de l’utérus et de renforcer le soutènement.
Dans certains cas particuliers (patientes très âgées et n’ayant plus de désir d’activité sexuelle), il peut être proposé un geste de fermeture vulvaire non compatible avec la pratique d’une activité sexuelle
Une sonde urinaire et une mèche vaginale sont laissées en place en fin d’intervention.
Des complications en relation avec le geste opératoire peuvent survenir.

Pendant le geste opératoire certaines complications rares peuvent survenir :

  • Une ouverture accidentelle de la vessie peut survenir au cours de la dissection du vagin. Le risque est plus fréquent si vous avez déjà été opérée, ce qui a pu créer des adhérences, rendant la dissection plus difficile. Une plaie peu étendue ne nécessite qu’une simple fermeture. Plus large, elle peut interrompre le déroulement de l’intervention en particulier si la pose d’un tissu de renfort était envisagée. Dans tous les cas, la sonde vésicale devra être conservée un plus longtemps, selon l’avis du chirurgien.
  • Hémorragie – Hématome : Cette complication est rare et nécessite exceptionnellement une ré-intervention (pour évacuer l’hématome) ou une transfusion (pour compenser les pertes de sang).
  • Plaie rectale rare, le plus souvent pouvant bénéficier d’une réparation par les voies naturelles dans le même temps.

Après l’intervention

La durée d’hospitalisation post opératoire est généralement de 2 à 3 jours.
La sonde urinaire et la mèche vaginale sont généralement retirées le deuxième jour après l’intervention. Des résidus post mictionnels sont alors effectués par l’infirmière afin de s’assurer de l’absence de difficulté à uriner. En cas de difficultés importantes pour uriner, il pourra être nécessaire de reposer temporairement une sonde dans la vessie.
Les douleurs sont en règle minimes et temporaires
Des injections sous-cutanées d’anticoagulants seront commencés le lendemain de l’intervention et à poursuivre à domicile par une infirmière.

Pendant le mois qui suit l’intervention il est déconseillé d’effectuer des efforts et de porter des charges lourdes afin de ne pas augmenter les pressions dans l’abdomen. La reprise d’une activité normale se fait au-delà d’un mois.
Après l’intervention, il peut survenir des fuites urinaires modérées lors des efforts. Si une bandelette a été posée entre le vagin et le rectum des troubles de l’exonération peuvent survenir pour lesquels un traitement laxatif pourra être indiqué.
L’examen histologique de la pièce de conisation est très minutieux. Le résultat de cette analyse vous sera communiqué par votre médecin et éventuellement commenté lors de la visite post-opératoire qui a lieu dans le mois après l’intervention.

Conséquences de l'intervention

  • Certaines complications rares peuvent survenir en post opératoire: infection urinaire, impériosités, hématome, infection ou exposition vaginale en cas de mise en place de prothèses pouvant nécessiter une suture du vagin ou leur ablation (notamment en cas d’hystérectomie associée), rétraction des prothèses à l’origine de douleur.
  • Rarement, certaines patientes présenteront des conséquences à long terme : fuites urinaires importantes à l’effort pouvant indiquer une cure d’incontinence urinaire d’effort dans un deuxième temps, infection urinaire à répétition, dyspareunies (douleurs lors des rapports sexuels), constipation opiniâtre.
  • Enfin il existe un risque de récidive. Celle-ci est liée à de nombreux facteurs (surpoids, toux chronique, altération de la muqueuse vaginale à la ménopause, constipation) mais son risque d’apparition est variable d’une patiente à une autre. Il est diminué par la mise en place de prothèse.
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