Promontofixation

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  • mardi, 24 mai 2016 14:53
  • Dernière modification le mardi, 20 septembre 2016 10:40
  • Écrit par 

    Dr Aminata KANE

Ce document constitue un complément d’information à votre première consultation au Groupe Hospitalier Diaconesses Croix Saint-Simon au cours de laquelle une information individualisée vous a été délivrée. Il a été conçu pour tenter de répondre aux questions que vous pouvez vous poser et vous permettre de mieux comprendre les objectifs et principes de l’intervention qui vous a été proposée.

Qu'est-ce qu'un prolapsus ?

Le prolapsus génital communément appelé « descente d’organe est une pathologie fréquente touchant près d’une femme sur deux. Il s’agit avant tout d’une affection intime souvent mal vécue et cachée pouvant nuire à tous les secteurs de la vie d’une femme.

Le prolapsus génital correspond à une chute ou à un abaissement des organes du petit bassin (vessie, utérus, vagin et rectum) par suite du relâchement des muscles du périnée et des moyens de suspension ainsi que des organes pelviens.
Cette « descente d’organe » peut intéresser l’utérus et/ou la vessie et le rectum qui font alors saillis derrière le vagin, on parle alors de colpocèle antérieure ou postérieure.

La plupart du temps, le prolapsus se manifeste par une gêne ou une « boule » au niveau vulvaire parfois associées à une incontinence urinaire (fuite d’urine). Ces signes sont accentués par la toux, l'effort, le port de charge lourde...
Si le prolapsus survient le plus souvent après la ménopause il peut également toucher la femme jeune.

pelvis

Prise en charge chirurgicale

Le traitement du prolapsus génital reste essentiellement chirurgical et la promontofixation constitue la technique de référence

Cette technique consiste à pallier la faiblesse des tissus par interpositions de 2 prothèses en avant et en arrière du vagin, et à palier le défaut de suspension des organes par fixation de la prothèse située entre le vagin et la vessie, au promontoire (ligament en avant du disque situé entre la dernière vertèbre lombaire L5 et la première vertèbre sacrée S1).

La promontofixation s’est imposée comme le traitement de choix du prolapsus notamment de la femme jeune en raison de sa fiabilité et de sa reproductibilité avec des taux de guérison de 95% à 98%. Il est néanmoins conseillé de ne plus avoir de projet de grossesse avant de réaliser cette intervention.

  • Cette intervention est le plus souvent réalisée dans notre équipe par coelioscopie. On réalise alors classiquement 4 petites incisions de moins d’1 cm par lesquelles sont introduits des trocarts dans lesquels passeront l’optique et les instruments nécessaires à la réalisation de l’opération. Une hystérectomie (+/- ablation des ovaires) peut être proposée durant l’intervention elle sera alors sub-totale (en conservant le col de l’utérus) pour diminuer les risques infectieux.
  • L’intervention pourra également être réalisée par coelioscopie-robot assistée avec plusieurs incisions notamment en cas de geste associé, de chirurgie pour récidive ou de surpoids.
  • Enfin une « promontofixation monotrocart » par coelioscopie robot-assistée avec une seule incision péri-ombilicale pourra éventuellement vous être proposée.

Avant l'intervention

Un bilan pré-opératoire comportant un frottis cervico-vaginal, une échographie pelvienne, un bilan urodynamique et un examen radiologique dynamique du prolapsus (colpocystogramme, colpo-IRM) vous sera le plus souvent demandé.

En cas d’incontinence urinaire associée ou d’incontinence urinaire masquée retrouvée à l’examen après réduction du prolapus ou lors du bilan urodynamique une cure d’incontinence urinaire d’effort par mise de bandelette sous-urétrale pourra être associée.

Une consultation d’anesthésie est nécessaire.

Hospitalisation : vous serez le plus souvent hospitalisée la veille de l’intervention, un examen des urines sera alors effectué.

Durant l’intervention

Durée opératoire : 2 à 3 heures

L’intervention se déroule sous anesthésie générale. Une sonde vésicale est posée en début d’intervention.

Des petites incisions sont faites par le chirurgien sur la paroi abdominale afin d’introduire les instruments permettant l’opération. Du gaz carbonique est insufflé dans le ventre afin de créer un espace de travail. Les espaces entre la vessie et le vagin, puis le vagin et le rectum sont disséqués afin de pouvoir disposer les bandelettes de renfort. Une fois fixée, la bandelette antérieure est toujours attachée au promontoire permettant une correction anatomique immédiate. En cas de difficultés pendant l’intervention, le chirurgien peut effectuer une laparo-conversion, c’est-à-dire faire une incision comme pour une césarienne le plus souvent ou opter pour une voie vaginale.

Après l’intervention

La durée d’hospitalisation post opératoire est généralement de 2 jours. La sonde urinaire est retirée le lendemain de l’intervention. Des injections sous-cutanées d’anticoagulants seront commencées le lendemain de l’intervention et à poursuivre à domicile par une infirmière.

Pendant le mois qui suit l’intervention il est déconseillé d’effectuer des efforts et de porter des charges lourdes afin de ne pas augmenter les pressions dans l’abdomen. La reprise d’une activité normale se fait au-delà d’un mois.

Après l’intervention, il peut survenir des fuites urinaires modérées lors des efforts. Si une bandelette a été posée entre le vagin et le rectum des troubles de l’exonération surviennent fréquemment. Un traitement laxatif vous sera prescrit.

Conséquences de l'intervention

  • Certaines complications rares peuvent survenir en post-opératoire: infection urinaire, impériosités, hématome ou infection des bandelettes pouvant exceptionnellement nécessiter leur ablation (notamment en cas d’hystérectomie associée).
  • Très rarement, certaines patientes présenteront des conséquences à long terme : fuites urinaires importantes à l’effort pouvant indiquer une cure d’incontinence urinaire d’effort dans un deuxième temps, infection urinaire à répétition, dyspareunies (douleurs lors des rapports sexuels), constipation opiniâtre.
  • Enfin si le risque de récidive est très faible il existe néanmoins, notamment en cas de nouvelle grossesse chez les patientes jeunes.
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