La coloscopie

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  • vendredi, 19 août 2016 09:55
  • Dernière modification le vendredi, 02 septembre 2016 11:43
  • Écrit par 

    Dr Sylvie GRIMBERT

Dans quels cas réalise-t-on une coloscopie ?

La coloscopie est un examen qui permet de visualiser les anomalies du côlon. Elle peut être prescrite pour rechercher l’origine de symptômes digestifs (douleurs abdominales, troubles du transit, saignements lors de la selle…) ou non digestifs (anémie…).

Elle peut également s’avérer indispensable pour dépister un cancer colorectal ou des lésions précancéreuses comme les polypes.

Le coloscope

Le coloscope se compose d’un câble souple d’un centimètre de diamètre et d’un mètre cinquante de long. Il possède une source lumineuse à l’une de ses extrémités avec une mini caméra qui est connectée à un écran vidéo permettant à l'examinateur de suivre parfaitement sa progression et les gestes qu'il peut réaliser.

Le coloscope possède un canal opérateur qui permet d'utiliser des pinces à biopsies afin de réaliser des prélèvements pour une analyse en laboratoire. Ce canal permet aussi d'introduire des petits instruments qui permettent de réaliser des biopsies ou la résection de polypes appelée également polypectomie.

Entre chaque patient et suivant la réglementation en vigueur, l’endoscope est désinfecté dans un bac puis lavé en machine et l’ensemble des accessoires utilisés (pinces à biopsies ...) est stérilisé ou jeté (matériel à usage unique) afin de prévenir d’éventuelles transmissions d’infections.

Préparation à la coloscopie

Le côlon contenant à l’état habituel les selles, il convient, pour rendre possible un examen de qualité, de réaliser une préparation colique. Cette étape est souvent vécue comme contraignante par les patients. Il faut suivre un régime sans résidus durant les 3 à 4 jours précédant l'examen. Ce régime permet d'éviter qu'il persiste des résidus alimentaires lors de l'examen. La veille et le matin de l’examen, il faut ingérer un liquide en grande quantité, dont le but est de nettoyer le côlon.

Il existe plusieurs types de préparation. La plus classique est le polyéthylèneglycol ou PEG. Il existe en pharmacie sous le nom commercial de COLOPEG®, FORTRANS® ou KLEAN PREP®. Ce liquide n'est pas réabsorbé par l'intestin ou le côlon et est donc évacué avec les selles. Il faut en tout absorber 4 litres de ce produit (2 litres la veille au soir et 2 litres le matin). Le volume de 2 litres doit être pris en moins de 1 heures pour avoir l'efficacité escomptée.

Il existe actuellement d'autres préparations : MOVIPREP®, COLOKIT®, PICOPREP® et CITRAFLEET®. Après la préparation, il faut être à jeun strict (sans boire, ni manger, ni fumer).

Organisation et déroulement de la coloscopie

C’est un médecin gastro-entérologue qui pratique l’examen qui se déroule le plus souvent sous anesthésie générale. Il est assisté par une infirmière spécialisé(e), un(e) infirmièr(e) anesthesiste et un médecin anesthesiste. Une consultation avec un médecin anesthésiste doit avoir lieu quelques jours auparavant. Pour l’anesthésie, une perfusion est nécessaire mais ce n’est pas plus douloureux qu’une simple prise de sang. La coloscopie dure environ 20 minutes. Pendant l'examen, le sujet est généralement allongé sur le dos ou sur le côté gauche. Le schéma ci-dessous montre la progression du coloscope qui va du canal anal jusqu'au caecum. Le médecin après avoir atteint le caecum pourra franchir la valvule de Bauhin pour aller dans la partie distale de l'intestin grêle. C'est lors de la descente du coloscope que le médecin examine la paroi du côlon.

colon

Surveillance post-coloscopie

Lors de la progression de l'air est insufflé dans le colon ce qui peut être responsable d’une sensation de ballonnement après l'examen. Le réveil aura lieu en salle d’examen ou en salle de réveil.
Ensuite le patient est transféré dans sa chambre où un(e) infirmière(e) s'assura de l'absence de saignement et/ou de douleurs abdominales.
Après une collation et un entretien avec le médecin, un compte rendu est remis au patient qui peut alors sortir si le patient est raccompagné à son domicile et qu’il n’est pas seul jusqu’au lendemain pour des raisons de sécurité. Si ces conditions ne sont pas possibles il devra être hospitalisé jusqu’au lendemain pour surveillance.

Les complications de la coloscopie

Tout acte médical, investigation, exploration, intervention sur le corps humain présente un risque de complication. Heureusement, les complications de la coloscopie sont rares :

  • La perforation de la paroi intestinale est exceptionnelle et peut rendre une opération nécessaire.
  • L’hémorragie peut exceptionnellement nécessiter une intervention chirurgicale. Des transfusions de sang ou dérivés sanguins peuvent être nécessaires. Cette hémorragie peut survenir lors d'une polypectomie.
  • D’autres complications sont possibles mais restent exceptionnelles, et peuvent être liées à l’anesthésie.

Ces complications peuvent être favorisées par les antécédents médico-chirurgicaux du patient ou par la prise de certains traitements.

 

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