Les perfusions de biothérapies en hôpital de jour

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  • vendredi, 19 août 2016 11:02
  • Dernière modification le mardi, 13 septembre 2016 16:26
  • Écrit par 

    Dr Maya NOURANI SAIDOUNE

Elles sont décidées par le gastroentérologue qui suit le patient après une validation de l’ensemble de l’équipe au cours d’une Réunion de Concertation Pluridisciplinaire (RCP) MICI.

Bilan à faire avant de débuter un traitement par biothérapie

  • Recherche de risque de tuberculose latente ou active (quantiféron, tubertest)
  • Recherche de foyer infectieux urinaire : ECBU
  • Si fistule, rechercher un abcès : IRM périnéale
  • Examens biologiques :
  1. NFS, CRP, Bilan hépatique
  2. Sérologies : HIV, HBV,HCV, CMV, EBV, VZV
  3. Anticorps anti‐nucléaires et si positifs : anti‐ADN natifs
  • Rx Pulm

Les perfusions de Rémicade (infliximab)

Les perfusions ont lieu en hôpital de jour. Le patient sera surveillé pendant et après sa perfusion pendant 1 heure pour vérifier l’absence de réaction allergique. L’infliximab s’administre par une perfusion intraveineuse de 2 heures lors des 3 première perfusions, puis d’1 heure si la tolérance est bonne.

Le schéma initial, dit « d’induction », comprend trois perfusions aux semaines 0, 2 puis 6.

En cas de réponse au traitement d’induction, un traitement d’entretien par des perfusions régulières d’infliximab toutes les huit semaines est ensuite proposé. A chaque hospitalisation le patient vient muni d’un bilan sanguin pour vérifier l’absence de CI à la perfusion.

La posologie est ajustée au poids corporel (5 mg/kg). En cas de diminution d’efficacité, votre médecin peut être amené soit à augmenter la dose (10 mg/kg généralement) soit à raccourcir l’intervalle entre deux perfusions.

La durée de perfusion est parfois allongée si des phénomènes d’intolérance surviennent (voir ci-dessous). Avant la perfusion, pour en améliorer la tolérance, il est parfois injecté des médicaments diminuant le risque d’allergie (corticoïdes et/ou anti-histaminiques). Les manifestations allergiques (moins de 5% des cas au cours des études) surviennent le plus souvent pendant la perfusion du produit. Il peut s’agir d’une gêne respiratoire, d’une sensation de malaise, d’une fièvre, d’une éruption sur la peau, d’un gonflement du visage ou d’une baisse de la pression artérielle. Si la réaction allergique n’est pas trop forte, on peut simplement ralentir la perfusion ; sinon il faut l’interrompre et administrer un traitement anti-allergique.

Dans certains cas, on pourra tenter de reprendre le traitement en prenant des précautions renforcées.

Les modalités de prise en charge sont les même pour le védolizumab.

En ce qui concerne les autres biothérapies (Humira, Simponi), seule la première injection d’induction sera faite en milieu hospitalier. Lors de l’hospitalisation, les infirmières feront un cours d’éducation thérapeutique au patient. Une documentation expliquant les modalités de l’administration du traitement, ses effets secondaires, un numéro de téléphone d’urgence lui sera remis.

Les perfusions de biothérapies en hôpital de jour

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