ABCÈS DES PARTIES MOLLES

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  • mardi, 14 février 2017 16:32
  • Dernière modification le mardi, 14 février 2017 16:42
  • Écrit par 

    Dr Rémi HOUDART

Ceci est une note d’information destinée à vous exposer ce qu’est un abcès, son  origine, son traitement. Cette note ne saurait couvrir toutes les situations, si nécessaire des informations complémentaires ou correctives pourront vous être fournies par votre médecin.

Abcès désigne une collection de pus, pratiquement toujours due à une infection  bactérienne, le pus étant constitué de débris tissulaires, de globules blancs, de microbes. Les défenses de l’organisme constituent une sorte de coque inflammatoire limitant l’infection,  la circonscrivant. C’est la présence de cette coque qui différencie un abcès d’une cellulite, infection plus diffuse,  peu ou mal limitée.

On appelle « parties molles » tout ce qui  n’est ni osseux ni interne, comme un organe, foie ou cerveau par exemple,  ou une cavité, comme le péritoine ou la plèvre. Il s’agit donc de la peau et du tissu sous-cutané. Toutefois, les infections des doigts (panaris) et de la main, particulières du fait de leur évolution potentielle,  et justifiant donc un traitement spécifique, sont exclues de cette définition, et n’entrent pas dans le cadre de cette note.

Comment surviennent ces infections ?

Elles sont,  soit le fait de l’infection spontanée de structures cutanées, glandes sudoripares, glandes annexées aux poils, kystes sébacés etc., soit le fait d’une inoculation de germes par une piqûre, une plaie négligée.

Quel traitement ?

Un abcès ne peut guérir que par l’évacuation du  pus,  et de sa cause quand elle existe : paroi du kyste sébacé, glande en cause. Parfois l’évacuation est spontanée, par ouverture de l’abcès à  la peau, mais c’est toujours long, et souvent incomplet, exposant à une récidive. Le bon traitement consiste en une évacuation chirurgicale, qui permet d’enlever tous les tissus infectés. Si l’abcès est superficiel,  de petite taille, l’opération pourra être conduite sous anesthésie locale, par des injections au pourtour de l’abcès. Mais s’il est volumineux ou profond, ou  encore mal limité, avec une importante inflammation entourant la collection, il  faut avoir recours à une anesthésie générale.

Parfois, et c’est notamment le cas sur le visage, pour ne pas faire de grandes incisions, on se limite dans un premier temps à évacuer le pus, remettant à un deuxième temps l’excision de la lésion en cause. Car le principe de cette chirurgie est d’exciser la totalité des tissus infectés, ce qui nécessite une large incision. Et de laisser la plaie ouverte, faute de quoi la persistance de l’infection est la règle

Soins post-opératoires

 La plaie étant ouverte, elle nécessite des soins infirmiers quotidiens, lavage, détersion, méchage. Le méchage a pour fonction d’évacuer à l’extérieur les liquides exsudés des tissus en cours de cicatrisation, et surtout d’éviter que la peau ne se referme trop rapidement. La cicatrisation doit, en effet, être obtenue par comblement progressif de la cavité de la profondeur vers la superficie. L’usage d’antiseptiques, comme la Bétadine, peut être utile, mais n’est habituellement pas nécessaire, un lavage au sérum  physiologique suffisant. Les applications d’antibiotiques, sous forme de lotion, crème, pommade, sont inutiles. Selon les cas la cicatrisation est obtenue en 8 à 21 jours.

Est-ce douloureux ?

Les abcès sont souvent très douloureux,  et dans ce cas   des antalgiques vous seront  administrés dès votre passage dans le Service d’Urgence. En revanche, dès l’évacuation chirurgicale,  la douleur s’estompe, et la prise d’antalgiques n’est habituellement nécessaire que pendant quelques heures ou jours.

Et les antibiotiques ?

Par voie orale ou intra-veineuse, la prescription d’antibiotiques ne se fait qu’au cas par cas. Elle  n’apporte rien dans la  majorité des cas, est donc réservée à des situations particulières : sujets immuno-déprimés, infections diffuses…

Cas particuliers

Hidrosadénite. C’est l’infection de glandes sudoripares siégeant dans les aisselles, les creux inguinaux, sur le périnée, en péri-anal. Elles peuvent être multiples, dans le même temps  ou par épisodes successifs. Le traitement repose sur l’excision,  parfois itérative, des glandes infectées (l’incision de l’abcès est insuffisante), et  l’arrêt du tabagisme, facteur bien connu de récidive.

Abcès du sinus pilonidal et abcès de la marge anale font l’objet de notices spécifiques.

En pratique

Une anesthésie générale impose une hospitalisation d’un minimum de quelques heures, pour surveillance. Selon l’heure de votre opération, vous pourrez sortir le jour même,  ou vous passerez une nuit à l’hôpital.

La durée de l’arrêt de travail prescrit dépend de la taille, de la localisation de l’abcès  et de votre activité professionnelle.

Des ordonnances  vous seront remises, comportant des antalgiques, le matériel nécessaire aux pansements, la prescription de soins infirmiers, que vous ferez réaliser par une infirmière extérieure à l’hôpital. Il n’y  a pas à l’hôpital de service de soins infirmiers externes. Si vous ne connaissez pas d’infirmière libérale, votre pharmacien pourra vous en indiquer.

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