ARTHROSE DE L’EPAULE - « OMARTHROSE »

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  • mardi, 14 février 2017 17:12
  • Dernière modification le mardi, 14 février 2017 17:23
  • Écrit par 

    Dr Blandine MARION et Dr Simon MARMOR

De quoi s’agit-il ?

Il s’agit de la destruction de l’articulation de l’épaule suite à une usure de cartilage. On distingue plusieurs localisations de l’arthrose au niveau de l’épaule :

  • L’arthrose acromio claviculaire survient entre l’acromion et la clavicule. Elle est fréquente et s’associe parfois avec une tendinite de la coiffe des rotateurs.
  • L’arthrose gléno humérale ou omarthrose correspond à la destruction de l’articulation entre l’humérus et l’omoplate. Il peut s’agir du vieillissement naturel de l’articulation ou être secondaire à un antécédent de fracture de l’épaule, de luxations à répétition, d’infection ou de maladie rhumatismale. En l’absence de lésion de la coiffe des rotateurs, il s’agit d’une omarthrose centrée. Si elle s’associe à une lésion de la coiffe des rotateurs, celle-ci peut aboutir à l’excentration de la tête vers le haut avec un frottement anormal contre l’acromion. On parle alors d’omarthrose excentrée.

L’arthrose de l’épaule est invalidante puisqu’elle compromet la fonction de tout le membre supérieur. Elle est plus fréquente chez la femme que chez l’homme et les 2 épaules sont souvent atteintes à des degrés variables. Au début, la douleur survient lors des mouvements puis devient presque permanente, empêchant de dormir sur le côté le plus atteint.

L’examen clinique révèle une limitation douloureuse des mobilités de l’épaule, souvent associé à des craquements articulaires. Les radiographies montrent la destruction articulaire, avec éventuellement une excentration de la tête humérale. Un arthro scanner ou une IRM permettent de vérifier l’état des tendons de la coiffe des rotateurs et permettent de faire un bilan du stock osseux.

Faut-il toujours opérer ?

La première période de traitement est médicale. Elle repose sur des infiltrations de corticoïdes dans l’épaule, des traitements antalgiques et anti inflammatoires ainsi qu’une rééducation. Ce traitement est orchestré par le médecin traitant ou le rhumatologue et peut suffire à soulager les patients plus ou moins complètement et plus ou moins longtemps.

Comment se déroule l’intervention ?

 En cas d’échec du traitement médical, le remplacement de l’articulation détruite par une articulation artificielle est proposé : c’est la prothèse d’épaule.

L’intervention est réalisée sous anesthésie générale et loco régionale complémentaire.

Qu’est-ce qu’une prothèse d’épaule ?

Les prothèses d’épaule existent depuis plus de 25 ans.

Les surfaces articulaires sont remplacées du côté de l’humérus et du côté de l’omoplate par une pièce métallique et une pièce en polyéthylène.

Il existe plusieurs types de prothèses ce qui permet de s’adapter à chaque cas particulier :

  • Les « prothèses totales anatomiques » comportent les deux pièces (humérus et omoplate) qui reproduisent l’anatomie normale. Elles sont utilisées lorsque les surfaces articulaires et les tendons de l’épaule ne sont pas trop abîmés.habituellement nécessaire que pendant quelques heures ou jours.

prothese totale

 

 

 

 

 

 

 

 

  • Lorsque les tendons de la coiffe des rotateurs sont rompus, une «prothèse inversée», fonctionnant grâce au deltoïde, est implantée.

 prothese inversee b

  

 

 

Quelles sont les suites d’une intervention ?

Le bras est immobilisé par une simple écharpe pendant 3 semaines. L’hospitalisation dure 2 jours. La fixation de la prothèse se fait au moment de l’intervention, il n’y a donc pas de consolidation à attendre (en dehors des prothèses implantée lors d’une fracture) et la rééducation est débutée immédiatement. Son but est d’entretenir la mobilité de l’épaule, tout en protégeant les réparations des tendons et des ligaments autour de la prothèse. Elle est adaptée à chaque situation. La rééducation dure généralement 3 à 6 mois, elle doit être progressive et indolore.

La plupart des patients peuvent rentrer à leur domicile quelques jours après l’intervention et suivre une rééducation auprès de leur kinésithérapeute. En parallèle de cette rééducation, des exercices quotidiens sont recommandés.

Quels sont les résultats ?

Les résultats dépendent des lésions anatomiques initiales (état des muscles, des os et des ligaments), de la qualité de l’opération et de l’assiduité du patient à se rééduquer.

La plupart des patients retrouvent une épaule indolore entre 3 et 6 mois. La mobilité dépend du type de prothèse, de l’état musculaire et de la rééducation.

Une surveillance à long terme sera nécessaire pour vérifier que votre prothèse ne s’use pas.

Quels sont les risques ?

Tout acte chirurgical expose à un risque de complication qu’il faut mettre en balance avec les risques d’absence de traitement et ses bénéfices.

Les risques communs à toute chirurgie sont l’infection postopératoire, l’hématome, les troubles de cicatrisation et l’algodystrophie. Cette complication rare donne un membre supérieur gonflé, douloureux avec transpiration pendant plusieurs mois, et peut laisser des séquelles à type de douleurs résiduelles, de raideur des doigts ou du poignet.

Les risques particuliers à cette chirurgie sont :

  • L’infection, qui est rare mais grave puisqu’il faut dans ce cas réopérer et prendre des antibiotiques pendant plusieurs semaines.
  • Le déboitement des pièces prothétiques (luxation).
  • L’usure de la pièce en polyéthylène qui se produit après de nombreuses années.
  • Le défaut de fixation à l’os.
  • Les fractures autour de la prothèse.

Au total, il ne faut pas surévaluer les risques, mais simplement prendre conscience qu’une intervention chirurgicale, comporte toujours une petite part d’aléas.

Votre chirurgien est le mieux placé pour répondre aux questions que vous vous poseriez avant ou après votre intervention. N’hésitez pas à lui en parler.

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