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Alice HENRY-TESSIER

Alice HENRY-TESSIER

TENDINOPATHIE CALCIFIANTE DE L’EPAULE

De quoi s’agit-il ?

 tendinite epauleL’épaule est une articulation complexe. Elle se compose de l’humérus qui s’articule avec la glène de l’omoplate. Les tendons de « la coiffe des rotateurs » s’insèrent tout autour de l’épaule et jouent un rôle dans les mobilités et le centrage de l’articulation.

Ils passent sous un auvent constitué de l’acromion et du ligament acromio-coracoïdien. Avec l’âge, en fonction des activités quotidiennes ou professionnelles, ou si l’acromion est trop épais, les tendons peuvent être « irrités » à l’intérieur de ce auvent et devenir inflammatoires. On parle alors de tendinite de la coiffe des rotateurs.

 

Dans certaines formes de tendinites, un dépôt calcique peut apparaître, on parle alors de calcification tendineuse.

La maladie se caractérise par des douleurs importantes, réveillant souvent la nuit. Les mobilités articulaires sont diminuées du fait de la douleur. Il en résulte un handicap dans les activités de la vie quotidienne, source de gêne fonctionnelle.

Le diagnostic est confirmé par une radiographie standard de l’épaule. Une IRM sera réalisé afin d’éliminer une rupture tendineuse.

Faut-il toujours opérer ?

chir epaule

Le traitement est d’abord médical visant à soulager les douleurs et permettre la rééducation. Le traitement de la douleur associe des antalgiques et des anti-inflammatoires (en dehors de contre-indications). Des infiltrations de corticoïdes associés à un anesthésique local peuvent être réalisées pour diminuer l’inflammation. Les ondes de choc peuvent être tentées, mais leur efficacité est limitée. En cas de calcification bien limitée, une «trituration» peut être discutée. Il s’agit d’un traitement réalisé à l’aiguille, par le radiologue ou le rhumatologue, sous contrôle radiographique ou échographique. Une induration importante de la calcification peut être une cause d’échec.

Le traitement chirurgical ne s’envisage qu’en cas d’échec du traitement médical.

Comment se déroule l’intervention ?

Elle se fait sous arthroscopie (video-chirurgie) au travers de trois petites incisions. La calcification est repérée à l’aiguille puis évacuée par une petite incision au sein du tendon. Une substance à l’allure de craie s’évacue alors..

Quelles sont les suites d’une intervention ?

L’intervention est réalisée en chirurgie ambulatoire (entrée le matin et sortie le soir). L’épaule est ensuite immobilisée dans une écharpe coude au corps à visée antalgique. Un traitement anti douleurs est nécessaire pendant quelques jours ainsi que des soins de cicatrice par une infirmière.

La rééducation est débutée immédiatement. La reprise des activités quotidiennes se fait à partir de la troisième semaine et la reprise du travail à partie de la 6ème semaine (variable selon l’activité exercée).

Quels sont les résultats ?

Les résultats sont généralement bons. L’évacuation est jugée satisfaisante dans la majorité des cas, d’autant plus que la calcification est circonscrite. Les douleurs sont améliorées rapidement et disparaissent dans 90% des cas.

Quels sont les risques et les complications ?

Tout acte chirurgical expose à un risque de complication qu’il faut mettre en balance avec les bénéfices du traitement.

Les complications postopératoires immédiates sont rares.

  •   Hématome qui se résorbe en règle générale tout seul.
  •   Trouble de cicatrisation cutanée. L’évolution est très souvent favorable avec la poursuite des pansements, mais toute anomalie de la cicatrice doit être montrée à votre chirurgien. L’infection profonde est exceptionnelle. Elle peut nécessiter une nouvelle chirurgie et un traitement prolongé par antibiotiques. Il vous est fortement déconseillé de fumer avant l’intervention et pendant la période de cicatrisation, le tabagisme augmentant de manière significative le taux d’infection.
  •   L’algodystrophie est un phénomène douloureux et inflammatoire encore mal compris. Elle est traitée médicalement et peut durer plusieurs mois, entrainant une prise en charge spécifique avec rééducation adaptée, bilans complémentaires et parfois prise en charge spécifique de la douleur.
  •   Les lésions nerveuses sont exceptionnelles

Votre chirurgien est le mieux placé pour répondre aux questions que vous vous poseriez avant ou après votre intervention. N’hésitez pas à lui en parler.

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SYNDROME DU CANAL CARPIEN

De quoi s’agit-il ?

Le nerf médian est responsable de la sensibilité des trois premiers doigts de la main et de certains mouvements du pouce. Au poignet, ce nerf passe dans un tunnel délimité par les os du poignet et un épais ligament appelé le « ligament antérieur annulaire du carpe ». Il est accompagné dans ce passage par les tendons fléchisseurs des doigts.

Chez certaines personnes, ce passage devient trop étroit, du fait d’un rétrécissement du canal. Le plus souvent, aucune cause évidente n’est retrouvée. Le nerf médian est alors comprimé et sa souffrance s’exprime par différents symptômes :

  •          une sensation de fourmillement, douleur ou brûlure dans les 3 ou 4 premiers doigts, survenant préférentiellement la nuit et soulagée en secouant la main pendant quelques minutes
  •          une sensation de faiblesse dans la main avec maladresse et une fonte des muscles du pouce
  •          une perte de sensation du toucher, dans les cas évolués

L’atteinte des 2 mains est très fréquente.

A un stade ultime la lésion nerveuse est irréversible.

Le diagnostic du syndrome du canal carpien se fait en consultation grâce à l’interrogatoire et quelques tests que réalisera votre médecin. Un examen électrique de la conduction nerveuse appelé « électromyogramme » est souvent réalisé afin de savoir si l’atteinte nerveuse est importante et si une autre compression nerveuse lui est associée.

Faut-il toujours opérer ?

Non, les symptômes peuvent régresser pendant plusieurs mois grâce à la prise d’antalgiques, le port d’une attelle nocturne pendant quelques semaines ou suite à des infiltrations de corticoïdes au canal carpien. Ces thérapeutiques sont réservées aux atteintes mineures et permettent de soulager les douleurs voire de les faire disparaître temporairement.

En cas d’échec de ce traitement, ou s’il existe des signes de gravité (déficit moteur, sévérité de l’atteinte nerveuse à l’électromyogramme) l’intervention est recommandée.

Comment se déroule l’intervention ?

 L’opération est réalisée sous anesthésie loco-régionale : seuls la main et le poignet sont endormis, ce qui permet d’être opéré en hôpital de jour et de rentrer chez soi le jour même de l’intervention.

La décompression du nerf se fait en sectionnant le ligament annulaire antérieur du carpe. Pour cela, on réalise une incision dans la paume, d’environ 2 à 3 cm. La peau est refermée à l’aide de fils de suture et protégée par un pansement.

Quelles sont les suites d’une intervention ?

Les effets de l’anesthésie mettent quelques heures à disparaître puis vous pouvez bouger les doigts. La douleur liée à l’opération décroît après quelques jours, elle est soulagée par les antalgiques prescrits par votre chirurgien.

La main est utilisable le jour même, Il faudra immédiatement bouger ses doigts sans soulever de charges lourdes. Le pansement est changé environ trois fois par semaine et les fils sont retirés au bout de 12 jours.

Une sensation de baisse de force à la prise des objets est habituelle le premier mois. Soulever un objet lourd est contre-indiqué les deux premiers mois. La conduite automobile est autorisée après une à deux semaines.

Quelques douleurs peuvent être présentes à la base de la main jusqu’au 6ème mois, période pendant laquelle la force et la sensibilité réapparaitront. La reprise du travail est envisagée à partir de la 2ème semaine en fonction de la profession exercée.

Quels sont les résultats ?

Les fourmillements disparaissent le plus souvent immédiatement et complètement après l’intervention. Une baisse de sensibilité ou de force pourra mettre plusieurs mois à se normaliser, le temps que le nerf se régénère. Dans les cas sévères où le nerf a été comprimé trop longtemps, la récupération peut rester incomplète

Quels sont les risques ?

Tout acte chirurgical expose à un risque de complication qu’il faut mettre en balance avec les risques d’absence de traitement.

Les risques communs à toute chirurgie sont l’infection postopératoire, l’hématome, les troubles de cicatrisation et l’algodystrophie. Cette complication rare donne une main gonflée, douloureuse avec transpiration pendant plusieurs mois, et peut laisser des séquelles à type de douleurs résiduelles, de raideur des doigts ou du poignet.

Les risques spécifiques sont la persistance des symptômes du fait d’une libération incomplète du nerf ou la plaie exceptionnelle du nerf médian, nécessitant une réparation immédiate et pouvant laisser des séquelles.

Au total, il ne faut pas surévaluer les risques, mais simplement prendre conscience qu’une intervention chirurgicale, même apparemment simple, comporte toujours une petite part d’aléas.

Votre chirurgien est le mieux placé pour répondre aux questions que vous vous poseriez avant ou après votre intervention. N’hésitez pas à lui en parler.

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LUXATION D’ÉPAULE – INSTABILITÉ ANTÉRIEURE D’ÉPAULE

De quoi s’agit-il ?

L’épaule est une articulation complexe. Elle se compose de l’humérus qui s’articule avec la glène de l’omoplate. Il s’agit d’une articulation peu contrainte avec une grande mobilité. Sa stabilité dépend de l’intégrité :

  •          des surfaces osseuses (glène et humérus)
  •          des éléments capsulo-ligamentaires (capsule et labrum)

epauleUne épaule est instable lorsque la tête de l’humérus perd le contact avec la glène, partie de l’omoplate avec laquelle elle s’articule (déboitement). La tête humérale se déplace plus souvent en avant de la glène (instabilité antérieure) qu’en arrière (instabilité postérieure).

Le premier épisode est souvent traumatique et constitue un tournant pour l’épaule. Le risque de récidive après un premier épisode est de l’ordre de 50%, d’autant plus que le patient est jeune. Plus le nombre de récidive augmente, plus les structures stabilisant l’épaule seront abimées, et plus le risque de récidive augmentera jusqu’à survenir pour des mouvements anodins.

L’un des principaux facteurs favorisant la récidive est l’âge de survenue de la première luxation, l’hyperlaxité, l’existence d’une fracture de la glène ou une encoche de le tête humérale.

Le bilan lésionnel comporte un bilan radiographique standard et une IRM ou un arthro-scanner selon l’appréciation du chirurgien. Il est réalisé comme bilan pré-opératoire afin d’apprécier au mieux l’importance des lésions osseuses ou capsulo-ligamentaires.

Un épisode de luxation après 40 ans nécessite de vérifier l’intégrité des tendons de l’épaule qui peuvent être rompus au décours du traumatisme.

Faut-il toujours opérer ?

En l’absence de lésions osseuses, la réduction de la luxation est faîte aux urgences, suivit d’un contrôle radiographique. S’il s’agit du premier épisode de luxation, une immobilisation coude au corps est mise en place pendant 1 mois puis une rééducation est débutée afin de redonner les mobilités à l’épaule.

La rééducation seule ne diminue pas le taux de récidive. Le traitement chirurgical permet de diminuer de façon importante le risque de récidive. La décision est prise au cas par cas en fonction des lésions anatomiques, de la fréquence de l’instabilité, des activités sportives et professionnelles.

Comment se déroule l’intervention ?

Il existe aujourd’hui deux méthodes pour stabiliser une épaule qui se déboîte en avant :

  • la chirurgie conventionnelle « à ciel ouvert » avec une cicatrice : c’est la butée osseuse
  •  et la chirurgie arthroscopique (vidéo-chirurgie) avec trois petites incisions : c’est l’intervention de Bankart arthroscopique.

Ces deux méthodes imposent une anesthésie loco-régionale souvent associée à une anesthésie générale de confort, une hospitalisation de 24h et une rééducation d’une durée moyenne de 4 mois.

Chaque méthode a ses avantages et ses inconvénients :

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  • La chirurgie conventionnelle « à ciel ouvert » (butée de Latarjet) comporte un risque d’infection plus grand mais a comme avantage un risque faible de récidive (environ 3 à 4%).

 

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  • La chirurgie arthroscopique (intervention de Bankart) a l’avantage de présenter un risque infectieux pratiquement nul, mais le risque de récidive est plus élevé (entre 8 et 10%) surtout chez les patients hyperlaxes.

 

 

Le choix entre ces deux méthodes est dicté par des éléments objectifs : importance des lésions osseuses, type de sport (contact ou non), contexte d’hyperlaxité ligamentaire, âge du patient …

Quelles sont les suites d’une intervention ?

La durée moyenne d’hospitalisation est de 12 à 24h, la sortie se fait le jour même. Le bras est immobilisé coude au corps pendant 1 mois et la rééducation est débutée dès le cinquième jour post-opératoire.

Des soins de pansement sont réalisés trois fois par semaine pendant 15 jours et un traitement antalgique est instauré en post-opératoire.

Quels sont les résultats ?

Le taux de récidive après intervention de Bankart est de 8 à 10% en moyenne, tandis que celui après butée de Latarjet est plus bas autour de 4%.

La reprise de la conduite est possible vers la 6ème semaine post-opératoire et celle des activités sportives vers le 4ème mois post-opératoire. La reprise de l’activité professionnelle dépend du niveau d’activité physique requis.

Quels sont les risques ?

Tout acte chirurgical expose à un risque de complication qu’il faut mettre en balance avec le risque d’aggravation naturelle de la maladie et les bénéfices du traitement.

Les risques communs à toute chirurgie sont l’infection postopératoire, l’hématome, les troubles de cicatrisation et l’algodystrophie. Cette complication rare donne un membre supérieur gonflé, douloureux avec transpiration pendant plusieurs mois, et peut laisser des séquelles à type de douleurs résiduelles, de raideur des doigts ou du poignet.

Les risques spécifiques sont la récidive de l’instabilité, d’une absence de consolidation de la butée osseuse et la survenue d’une raideur de l’épaule. Les complications neurologiques sont très rares.

Au total, il ne faut pas surévaluer les risques, mais simplement prendre conscience qu’une intervention chirurgicale, comporte toujours une petite part d’aléas.

Votre chirurgien est le mieux placé pour répondre aux questions que vous vous poseriez avant ou après votre intervention. N’hésitez pas à lui en parler.

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KYSTE SYNOVIAL DU POIGNET

De quoi s’agit-il ?

Le kyste synovial ou « arthrosynovial » est une tuméfaction, généralement localisée au dos du poignet et pouvant s’observer à la face palmaire (kyste de la gouttière du pouls). Ce kyste contient généralement du liquide synovial provenant de l’articulation du poignet.

Le kyste synovial est aisément suspecté devant un gonflement localisé ou une tuméfaction du poignet. Dans les formes classiques, cette tuméfaction est peu douloureuse, non adhérente aux tissus qui l’entourent, et relativement souple au toucher.

L’imagerie est recommandée pour préciser sa nature, sa localisation et son aspect inoffensif. L’échographie est souvent suffisante. Dans certaines forment atypique l’on peut demander une IRM complémentaire. Le kyste synovial n’est pas visible sur des radiographies, mais elles peuvent être utiles pour rechercher une cause à ce kyste (arthrose, séquelles de traumatisme…)

Faut-il toujours opérer ?

Le kyste synovial ne présente généralement aucun caractère de gravité. Il peut cependant s’avérer gênant ou douloureux lors de certaines activités, ou simplement inesthétique. Enfin certains kystes d’aspect atypique ou de grande taille doivent être retirés afin de pouvoir les analyser en laboratoire pour confirmer leur nature inoffensive.

Un kyste synovial d’allure typique est strictement asymptomatique et peut être traité par surveillance simple. Son évolution naturelle varie d’un patient à l’autre. Elle va de la disparition spontanée, l’absence de modification voir l’augmentation de volume.

La réduction du kyste par manœuvres externe est inefficace. La ponction du kyste s’accompagne d’un risque élevé de récidive et d’un risque d’infection articulaire.

L’exérèse d’un kyste typique n’est en aucun cas indispensable.

Comment se déroule l’intervention ?

L’intervention se déroule en ambulatoire sous anesthésie loco régionale.

Le traitement chirurgical consiste à enlever le kyste (exérèse) et à nettoyer les tendons de l’inflammation réactionnelle (ténosynovectomie).

Quelles sont les suites d’une intervention ?

L’opération peut être suivie d’une courte immobilisation de 15 jours par attelle. Un drain peut être laissé en place et retiré avant la sortie.

La reprise des activités est autorisée rapidement, sans restriction, selon le ressenti du patient.

Quels sont les risques ?

Le risque de récidive après un traitement chirurgical est de l’ordre de 15%

Tout acte chirurgical expose à un risque de complication qu’il faut mettre en balance avec les risques d’absence de traitement.

Les risques communs à toute chirurgie sont l’infection postopératoire, l’hématome, les troubles de cicatrisation et l’algodystrophie. Cette complication rare donne un membre supérieur gonflé, douloureux avec transpiration pendant plusieurs mois, et peut laisser des séquelles à type de douleurs résiduelles, de raideur des doigts ou du poignet.

Au total, il ne faut pas surévaluer les risques, mais simplement prendre conscience qu’une intervention chirurgicale, comporte toujours une petite part d’aléas.

Votre chirurgien est le mieux placé pour répondre aux questions que vous vous poseriez avant ou après votre intervention. N’hésitez pas à lui en parler.

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DOIGT A RESSAUT

De quoi s’agit-il ?

doigt ressaut

Le doigt à ressaut correspond à un conflit entre les tendons fléchisseurs d’un doigt et une poulie (anneau fibreux renforçant la gaine des tendons qui assure le maintien des tendons contre l’os). Le diamètre des poulies est inextensible et conçu pour être exactement ajusté au diamètre des tendons le traversant.

En cas d’épaississement des tendons (synovite, ténosynovite) ou en cas de kyste de la poulie, il va se produire un conflit à l’entrée du tendon dans le tunnel que forme la poulie. Les tendons ne coulissent plus normalement et réalise un accrochage lors de la flexion-extension. Le doigt peut parfois rester bloqué en flexion et nécessite de s’aider de l’autre main et de le débloquer.

Il s’agit d’une affection sans gravité mais parfois très invalidante et douloureuse dans la vie quotidienne. L’examen clinique permet souvent de palper un accrochage douloureux et parfois un kyste.

 

Faut-il toujours opérer ?

Dans les formes débutantes et peu gênantes on peut essayer une infiltration (qui peut être répétée 3 fois par an).

En cas d’échec ou si l’atteinte est trop ancienne ou trop sévère, une opération est proposée.

Comment se déroule l’intervention ?

L’intervention se déroule en ambulatoire (hospitalisation d’une journée), sous anesthésie loco-régionale.

L’intervention consiste à lever la compression en sectionnant la poulie, qui s’ouvre alors largement et cicatrise en laissant de nouveau la place au tendon.

Quelles sont les suites d’une intervention ?

Il est nécessaire de bouger immédiatement les doigts  afin de lutter contre les adhérences  post opératoires.

Un pansement simple est nécessaire pendant 15 jours, puis la reprise normale des activités est autorisée. La reprise de sport est autorisée dès la troisième semaine post opératoire.

Il faut parfois compléter avec de la rééducation par kinésithérapeute si l’extension et la flexion complète ne sont pas récupérées spontanément après un mois d’auto rééducation.

Quels sont les risques ?

Tout acte chirurgical expose à un risque de complication qu’il faut mettre en balance avec les risques d’absence de traitement.

Les risques communs à toute chirurgie sont l’infection postopératoire, l’hématome, les troubles de cicatrisation et l’algodystrophie. Cette complication rare donne un membre supérieur gonflé, douloureux avec transpiration pendant plusieurs mois, et peut laisser des séquelles à type de douleurs résiduelles, de raideur des doigts ou du poignet.

Au total, il ne faut pas surévaluer les risques, mais simplement prendre conscience qu’une intervention chirurgicale, comporte toujours une petite part d’aléas.

Votre chirurgien est le mieux placé pour répondre aux questions que vous vous poseriez avant ou après votre intervention. N’hésitez pas à lui en parler.

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ARTHROSE RHIZARTHROSE – ARTHROSE DE LA BASE DU POUCE

De quoi s’agit-il ?

La rhizarthrose est l’arthrose de la base du pouce.  Il s’agit d’une usure du cartilage entre l’os trapèze et le premier métacarpien.

Le plus souvent on ne retrouve aucune cause précise à cette arthrose. Elle touche en majorité la femme de la cinquantaine, mais aussi les travailleurs manuels. Elle peut être associée à d’autres pathologies de la main comme le syndrome du canal carpien et le doigt à ressaut.

La rhizarthrose se traduit par des douleurs lors de la mobilisation du pouce. Le patient est de plus en plus gêné pour effectuer les gestes de la vie courante qui nécessitent l’utilisation de la « pince » entre le pouce et l’index. On peut retrouver également une déformation  (subluxation de la base du 1er métacarpien) ou un empâtement (inflammation) situé à la base du pouce.

L’évolution naturelle se fera sur plusieurs années vers une déformation caractéristique du pouce dite en « Z ». A ce stade les douleurs sont moins importantes mais il devient impossible d’écarter son pouce afin de saisir les objets volumineux.

Les radiographies sont nécessaires et suffisantes. Elles permettent d’évaluer la gravité de l’arthrose, l’épaisseur du trapèze, et la présence ou non d’une subluxation de la base du premier métacarpien.

Faut-il toujours opérer ?

Le traitement est d’abord médical : Il associe une immobilisation nocturne sur mesure (attelle), un traitement anti-inflammatoire et des antalgiques. Une infiltration radioguidée de corticoïdes peut également être proposée, ainsi que des séances de kinésithérapie.

Il est nécessaire de diminuer les  activités sources de douleur, surtout en phase inflammatoire.

La chirurgie ne s’envisage qu’après l’échec d’un traitement médical correctement conduit. La chirurgie permet de rendre l’articulation indolore et de restituer les mobilités de la colonne du pouce.

 Comment se déroule l’intervention ?

 L’intervention est réalisée en chirurgie ambulatoire et sous anesthésie locorégionale.

Deux interventions sont possibles, elles sont discutées en fonction de l’âge du patient et des besoins fonctionnels :

  • La trapèzectomie consiste à retirer le trapèze. On y associe souvent une « interposition » (mise en place de matériel dans l’espace laissé libre après l’ablation de l’os) et une stabilisation (réfection du ligament de la base du premier métacarpien).
  • La prothèse trapézo-métacarpienne remplace les surfaces articulaires usées.

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Quelles sont les suites d’une intervention ? Quels sont les résultats ?

L’immobilisation postopératoire est de 0 à 30 jours selon la technique chirurgicale choisie.

La récupération est progressive sur plusieurs mois pour la trapèzectomie, mais l’opération ne nécessite pas en général de nouveau geste chirurgical.

La prothèse permet une récupération beaucoup plus rapide mais risque de se dégrader avec le temps. Une nouvelle chirurgie peut être nécessaire 10 à 15 ans plus tard.

Quels sont les risques ?

Tout acte chirurgical expose à un risque de complication qu’il faut mettre en balance avec les risques d’absence de traitement.

Les risques communs à toute chirurgie sont l’infection postopératoire, l’hématome, les troubles de cicatrisation et l’algodystrophie. Cette complication rare donne une main gonflée, douloureuse avec transpiration pendant plusieurs mois, et peut laisser des séquelles à type de douleurs résiduelles, de raideur des doigts ou du poignet.

Les principaux risques spécifiques de l’intervention sont l’infection, et les complications mécaniques des prothèses (usure / descellement / luxation).

Une atteinte de la branche de division sensitive du nerf radial qui peut être source de fourmillements et de douleurs postopératoires. Ce nerf est exceptionnellement touché lors de l’intervention mais par contre adhère fréquemment aux cicatrices cutanées. Une prise en charge précoce par des  massages de la cicatrice règle le plus souvent ce problème sans laisser de séquelles.

Votre chirurgien est le mieux placé pour répondre aux questions que vous vous poseriez avant ou après votre intervention. N’hésitez pas à lui en parler.

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ARTHROSE DE L’EPAULE - « OMARTHROSE »

De quoi s’agit-il ?

Il s’agit de la destruction de l’articulation de l’épaule suite à une usure de cartilage. On distingue plusieurs localisations de l’arthrose au niveau de l’épaule :

  • L’arthrose acromio claviculaire survient entre l’acromion et la clavicule. Elle est fréquente et s’associe parfois avec une tendinite de la coiffe des rotateurs.
  • L’arthrose gléno humérale ou omarthrose correspond à la destruction de l’articulation entre l’humérus et l’omoplate. Il peut s’agir du vieillissement naturel de l’articulation ou être secondaire à un antécédent de fracture de l’épaule, de luxations à répétition, d’infection ou de maladie rhumatismale. En l’absence de lésion de la coiffe des rotateurs, il s’agit d’une omarthrose centrée. Si elle s’associe à une lésion de la coiffe des rotateurs, celle-ci peut aboutir à l’excentration de la tête vers le haut avec un frottement anormal contre l’acromion. On parle alors d’omarthrose excentrée.

L’arthrose de l’épaule est invalidante puisqu’elle compromet la fonction de tout le membre supérieur. Elle est plus fréquente chez la femme que chez l’homme et les 2 épaules sont souvent atteintes à des degrés variables. Au début, la douleur survient lors des mouvements puis devient presque permanente, empêchant de dormir sur le côté le plus atteint.

L’examen clinique révèle une limitation douloureuse des mobilités de l’épaule, souvent associé à des craquements articulaires. Les radiographies montrent la destruction articulaire, avec éventuellement une excentration de la tête humérale. Un arthro scanner ou une IRM permettent de vérifier l’état des tendons de la coiffe des rotateurs et permettent de faire un bilan du stock osseux.

Faut-il toujours opérer ?

La première période de traitement est médicale. Elle repose sur des infiltrations de corticoïdes dans l’épaule, des traitements antalgiques et anti inflammatoires ainsi qu’une rééducation. Ce traitement est orchestré par le médecin traitant ou le rhumatologue et peut suffire à soulager les patients plus ou moins complètement et plus ou moins longtemps.

Comment se déroule l’intervention ?

 En cas d’échec du traitement médical, le remplacement de l’articulation détruite par une articulation artificielle est proposé : c’est la prothèse d’épaule.

L’intervention est réalisée sous anesthésie générale et loco régionale complémentaire.

Qu’est-ce qu’une prothèse d’épaule ?

Les prothèses d’épaule existent depuis plus de 25 ans.

Les surfaces articulaires sont remplacées du côté de l’humérus et du côté de l’omoplate par une pièce métallique et une pièce en polyéthylène.

Il existe plusieurs types de prothèses ce qui permet de s’adapter à chaque cas particulier :

  • Les « prothèses totales anatomiques » comportent les deux pièces (humérus et omoplate) qui reproduisent l’anatomie normale. Elles sont utilisées lorsque les surfaces articulaires et les tendons de l’épaule ne sont pas trop abîmés.habituellement nécessaire que pendant quelques heures ou jours.

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  • Lorsque les tendons de la coiffe des rotateurs sont rompus, une «prothèse inversée», fonctionnant grâce au deltoïde, est implantée.

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Quelles sont les suites d’une intervention ?

Le bras est immobilisé par une simple écharpe pendant 3 semaines. L’hospitalisation dure 2 jours. La fixation de la prothèse se fait au moment de l’intervention, il n’y a donc pas de consolidation à attendre (en dehors des prothèses implantée lors d’une fracture) et la rééducation est débutée immédiatement. Son but est d’entretenir la mobilité de l’épaule, tout en protégeant les réparations des tendons et des ligaments autour de la prothèse. Elle est adaptée à chaque situation. La rééducation dure généralement 3 à 6 mois, elle doit être progressive et indolore.

La plupart des patients peuvent rentrer à leur domicile quelques jours après l’intervention et suivre une rééducation auprès de leur kinésithérapeute. En parallèle de cette rééducation, des exercices quotidiens sont recommandés.

Quels sont les résultats ?

Les résultats dépendent des lésions anatomiques initiales (état des muscles, des os et des ligaments), de la qualité de l’opération et de l’assiduité du patient à se rééduquer.

La plupart des patients retrouvent une épaule indolore entre 3 et 6 mois. La mobilité dépend du type de prothèse, de l’état musculaire et de la rééducation.

Une surveillance à long terme sera nécessaire pour vérifier que votre prothèse ne s’use pas.

Quels sont les risques ?

Tout acte chirurgical expose à un risque de complication qu’il faut mettre en balance avec les risques d’absence de traitement et ses bénéfices.

Les risques communs à toute chirurgie sont l’infection postopératoire, l’hématome, les troubles de cicatrisation et l’algodystrophie. Cette complication rare donne un membre supérieur gonflé, douloureux avec transpiration pendant plusieurs mois, et peut laisser des séquelles à type de douleurs résiduelles, de raideur des doigts ou du poignet.

Les risques particuliers à cette chirurgie sont :

  • L’infection, qui est rare mais grave puisqu’il faut dans ce cas réopérer et prendre des antibiotiques pendant plusieurs semaines.
  • Le déboitement des pièces prothétiques (luxation).
  • L’usure de la pièce en polyéthylène qui se produit après de nombreuses années.
  • Le défaut de fixation à l’os.
  • Les fractures autour de la prothèse.

Au total, il ne faut pas surévaluer les risques, mais simplement prendre conscience qu’une intervention chirurgicale, comporte toujours une petite part d’aléas.

Votre chirurgien est le mieux placé pour répondre aux questions que vous vous poseriez avant ou après votre intervention. N’hésitez pas à lui en parler.

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ABCÈS DES PARTIES MOLLES

Ceci est une note d’information destinée à vous exposer ce qu’est un abcès, son  origine, son traitement. Cette note ne saurait couvrir toutes les situations, si nécessaire des informations complémentaires ou correctives pourront vous être fournies par votre médecin.

Abcès désigne une collection de pus, pratiquement toujours due à une infection  bactérienne, le pus étant constitué de débris tissulaires, de globules blancs, de microbes. Les défenses de l’organisme constituent une sorte de coque inflammatoire limitant l’infection,  la circonscrivant. C’est la présence de cette coque qui différencie un abcès d’une cellulite, infection plus diffuse,  peu ou mal limitée.

On appelle « parties molles » tout ce qui  n’est ni osseux ni interne, comme un organe, foie ou cerveau par exemple,  ou une cavité, comme le péritoine ou la plèvre. Il s’agit donc de la peau et du tissu sous-cutané. Toutefois, les infections des doigts (panaris) et de la main, particulières du fait de leur évolution potentielle,  et justifiant donc un traitement spécifique, sont exclues de cette définition, et n’entrent pas dans le cadre de cette note.

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L’établissement s’équipe d’un senographe Pristina GE® permettant la tomosynthèse 3D

© General Electrics|||

Le service d’imagerie médicale du Groupe Hospitalier  Diaconesses Croix Saint-Simon vient de s’équiper d'un nouveau mammographe de dernière génération (senographe Pristina GE®). 

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Changer une prothèse de genou

Pourquoi changer une prothèse de genou ?

Que ce soit après un certain nombre d’années ou seulement quelques temps après la pose de votre prothèse, votre genou peut être à nouveau douloureux, raide ou instable.

La première étape consiste à identifier la cause de vos symptômes, souvent à l’aide d’examens complémentaires (radiographies, ponction à visée bactériologique…). Il faut idéalement disposer du compte rendu opératoire et des radiographies réalisés quelque temps après l’implantation de la prothèse afin de les comparer aux radiographies actuelles.

Si une anomalie est identifiée, un changement de la prothèse vous sera proposé. Dans le cas contraire, il est souvent préférable de s’abstenir d’une reprise chirurgicale aux résultats aléatoires.

Diverses situations peuvent aboutir au remplacement de votre prothèse :

  • La prothèse ne tient plus à l’os : C’est le cas le plus fréquent. Après un certain nombre d’années, la prothèse peut ne plus adhérer à l’os. Les douleurs réapparaissent.

tibia femoral prothese genou 3

 Descellement tibial et fémoral d’une prothèse totale du genou

 

  • La prothèse est infectée : Une ponction de l’articulation est nécessaire pour identifier un éventuel microbe. Son traitement nécessite des antibiotiques et le remplacement de la prothèse. L’hôpital dispose d’une unité médico-chirurgicale spécialisée pour le traitement des prothèses infectées, labélisé « Centre de Référence en Infection Ostéo-Articulaire ».
  • Les pièces sont mal positionnées ou de taille inadaptées : Ces anomalies sont sources de douleurs ou de raideur du genou.
  • Les ligaments ne tiennent plus la prothèse : Le genou est instable. La prothèse peut être alors remplacée par une prothèse à charnière, qui remplace les ligaments défectueux.
  • Les anomalies rotuliennes : Si le cartilage rotulien n’a pas été enlevé et qu’il est 
  • source de douleurs, une pièce en plastique (polyéthylène) peut être implantée sous la rotule. Si la rotule est luxée et ne glisse plus dans son rail au centre du genou, des interventions plus complexes de recentrage peuvent être proposées.
  • Le composant en polyéthylène est usé : Ce cas est finalement assez rare mais peut être à l’origine de douleurs après un certain nombre d’années.

usure 3Usure et faillite ligamentaire d’une prothèse totale du genou

L'opération et les suites...

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Le changement d’une prothèse de genou est plus complexe que la mise en place d’une première prothèse. En effet, les dégâts causés par l’usure ou l’infection de l’ancienne prothèse, tout comme les gestes nécessaires à son extraction, peuvent entraîner des dégâts osseux ou ligamentaires compliquant l’implantation d’une nouvelle prothèse.

 Le chirurgien dispose alors de prothèses de reprise, souvent plus massives, permettant de palier à des ligaments défectueux et de combler des pertes de substances osseuses. Dans certains cas, une greffe osseuse sera réalisée. Si la rotule est trop abimée, il n’est alors techniquement plus possible d’y remettre un implant.

 

 

prothese revision 3

 

 

 

 

 Prothèse de révision

 

 

Selon les gestes réalisés pendant l’intervention, selon la qualité des muscles, des ligaments et des os, des consignes spécifiques de rééducation vous seront indiquées par votre chirurgien. Dans certains cas, la reprise d’un appui complet sera différé de quelques semaines, le port d’une attelle sera prolongé ou la flexion limitée dans un premier temps.

 

livret vivre prothese genouB

 

L’intervention étant plus délicate, la récupération est souvent plus longue que lors d’une première implantation et le résultat définitif est rarement obtenu avant 12 mois d’évolution. La période de rééducation nécessite, comme après l’implantation de la première prothèse, une réelle implication du patient qui doit à la fois respecter les consignes de rééducation et répéter plusieurs fois par jour les exercices d’assouplissement et de renfort musculaire. Certains exercices sont similaires à ceux proposés dans le livret « Vivre avec une prothèse du genou ».

 

 

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