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Alice HENRY-TESSIER

Alice HENRY-TESSIER

ARTHROSE DE L’EPAULE - « OMARTHROSE »

De quoi s’agit-il ?

Il s’agit de la destruction de l’articulation de l’épaule suite à une usure de cartilage. On distingue plusieurs localisations de l’arthrose au niveau de l’épaule :

  • L’arthrose acromio claviculaire survient entre l’acromion et la clavicule. Elle est fréquente et s’associe parfois avec une tendinite de la coiffe des rotateurs.
  • L’arthrose gléno humérale ou omarthrose correspond à la destruction de l’articulation entre l’humérus et l’omoplate. Il peut s’agir du vieillissement naturel de l’articulation ou être secondaire à un antécédent de fracture de l’épaule, de luxations à répétition, d’infection ou de maladie rhumatismale. En l’absence de lésion de la coiffe des rotateurs, il s’agit d’une omarthrose centrée. Si elle s’associe à une lésion de la coiffe des rotateurs, celle-ci peut aboutir à l’excentration de la tête vers le haut avec un frottement anormal contre l’acromion. On parle alors d’omarthrose excentrée.

L’arthrose de l’épaule est invalidante puisqu’elle compromet la fonction de tout le membre supérieur. Elle est plus fréquente chez la femme que chez l’homme et les 2 épaules sont souvent atteintes à des degrés variables. Au début, la douleur survient lors des mouvements puis devient presque permanente, empêchant de dormir sur le côté le plus atteint.

L’examen clinique révèle une limitation douloureuse des mobilités de l’épaule, souvent associé à des craquements articulaires. Les radiographies montrent la destruction articulaire, avec éventuellement une excentration de la tête humérale. Un arthro scanner ou une IRM permettent de vérifier l’état des tendons de la coiffe des rotateurs et permettent de faire un bilan du stock osseux.

Faut-il toujours opérer ?

La première période de traitement est médicale. Elle repose sur des infiltrations de corticoïdes dans l’épaule, des traitements antalgiques et anti inflammatoires ainsi qu’une rééducation. Ce traitement est orchestré par le médecin traitant ou le rhumatologue et peut suffire à soulager les patients plus ou moins complètement et plus ou moins longtemps.

Comment se déroule l’intervention ?

 En cas d’échec du traitement médical, le remplacement de l’articulation détruite par une articulation artificielle est proposé : c’est la prothèse d’épaule.

L’intervention est réalisée sous anesthésie générale et loco régionale complémentaire.

Qu’est-ce qu’une prothèse d’épaule ?

Les prothèses d’épaule existent depuis plus de 25 ans.

Les surfaces articulaires sont remplacées du côté de l’humérus et du côté de l’omoplate par une pièce métallique et une pièce en polyéthylène.

Il existe plusieurs types de prothèses ce qui permet de s’adapter à chaque cas particulier :

  • Les « prothèses totales anatomiques » comportent les deux pièces (humérus et omoplate) qui reproduisent l’anatomie normale. Elles sont utilisées lorsque les surfaces articulaires et les tendons de l’épaule ne sont pas trop abîmés.habituellement nécessaire que pendant quelques heures ou jours.

prothese totale

 

 

 

 

 

 

 

 

  • Lorsque les tendons de la coiffe des rotateurs sont rompus, une «prothèse inversée», fonctionnant grâce au deltoïde, est implantée.

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Quelles sont les suites d’une intervention ?

Le bras est immobilisé par une simple écharpe pendant 3 semaines. L’hospitalisation dure 2 jours. La fixation de la prothèse se fait au moment de l’intervention, il n’y a donc pas de consolidation à attendre (en dehors des prothèses implantée lors d’une fracture) et la rééducation est débutée immédiatement. Son but est d’entretenir la mobilité de l’épaule, tout en protégeant les réparations des tendons et des ligaments autour de la prothèse. Elle est adaptée à chaque situation. La rééducation dure généralement 3 à 6 mois, elle doit être progressive et indolore.

La plupart des patients peuvent rentrer à leur domicile quelques jours après l’intervention et suivre une rééducation auprès de leur kinésithérapeute. En parallèle de cette rééducation, des exercices quotidiens sont recommandés.

Quels sont les résultats ?

Les résultats dépendent des lésions anatomiques initiales (état des muscles, des os et des ligaments), de la qualité de l’opération et de l’assiduité du patient à se rééduquer.

La plupart des patients retrouvent une épaule indolore entre 3 et 6 mois. La mobilité dépend du type de prothèse, de l’état musculaire et de la rééducation.

Une surveillance à long terme sera nécessaire pour vérifier que votre prothèse ne s’use pas.

Quels sont les risques ?

Tout acte chirurgical expose à un risque de complication qu’il faut mettre en balance avec les risques d’absence de traitement et ses bénéfices.

Les risques communs à toute chirurgie sont l’infection postopératoire, l’hématome, les troubles de cicatrisation et l’algodystrophie. Cette complication rare donne un membre supérieur gonflé, douloureux avec transpiration pendant plusieurs mois, et peut laisser des séquelles à type de douleurs résiduelles, de raideur des doigts ou du poignet.

Les risques particuliers à cette chirurgie sont :

  • L’infection, qui est rare mais grave puisqu’il faut dans ce cas réopérer et prendre des antibiotiques pendant plusieurs semaines.
  • Le déboitement des pièces prothétiques (luxation).
  • L’usure de la pièce en polyéthylène qui se produit après de nombreuses années.
  • Le défaut de fixation à l’os.
  • Les fractures autour de la prothèse.

Au total, il ne faut pas surévaluer les risques, mais simplement prendre conscience qu’une intervention chirurgicale, comporte toujours une petite part d’aléas.

Votre chirurgien est le mieux placé pour répondre aux questions que vous vous poseriez avant ou après votre intervention. N’hésitez pas à lui en parler.

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ABCÈS DES PARTIES MOLLES

Ceci est une note d’information destinée à vous exposer ce qu’est un abcès, son  origine, son traitement. Cette note ne saurait couvrir toutes les situations, si nécessaire des informations complémentaires ou correctives pourront vous être fournies par votre médecin.

Abcès désigne une collection de pus, pratiquement toujours due à une infection  bactérienne, le pus étant constitué de débris tissulaires, de globules blancs, de microbes. Les défenses de l’organisme constituent une sorte de coque inflammatoire limitant l’infection,  la circonscrivant. C’est la présence de cette coque qui différencie un abcès d’une cellulite, infection plus diffuse,  peu ou mal limitée.

On appelle « parties molles » tout ce qui  n’est ni osseux ni interne, comme un organe, foie ou cerveau par exemple,  ou une cavité, comme le péritoine ou la plèvre. Il s’agit donc de la peau et du tissu sous-cutané. Toutefois, les infections des doigts (panaris) et de la main, particulières du fait de leur évolution potentielle,  et justifiant donc un traitement spécifique, sont exclues de cette définition, et n’entrent pas dans le cadre de cette note.

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L’établissement s’équipe d’un senographe Pristina GE® permettant la tomosynthèse 3D

© General Electrics|||

Le service d’imagerie médicale du Groupe Hospitalier  Diaconesses Croix Saint-Simon vient de s’équiper d'un nouveau mammographe de dernière génération (senographe Pristina GE®). 

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Changer une prothèse de genou

Pourquoi changer une prothèse de genou ?

Que ce soit après un certain nombre d’années ou seulement quelques temps après la pose de votre prothèse, votre genou peut être à nouveau douloureux, raide ou instable.

La première étape consiste à identifier la cause de vos symptômes, souvent à l’aide d’examens complémentaires (radiographies, ponction à visée bactériologique…). Il faut idéalement disposer du compte rendu opératoire et des radiographies réalisés quelque temps après l’implantation de la prothèse afin de les comparer aux radiographies actuelles.

Si une anomalie est identifiée, un changement de la prothèse vous sera proposé. Dans le cas contraire, il est souvent préférable de s’abstenir d’une reprise chirurgicale aux résultats aléatoires.

Diverses situations peuvent aboutir au remplacement de votre prothèse :

  • La prothèse ne tient plus à l’os : C’est le cas le plus fréquent. Après un certain nombre d’années, la prothèse peut ne plus adhérer à l’os. Les douleurs réapparaissent.

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 Descellement tibial et fémoral d’une prothèse totale du genou

 

  • La prothèse est infectée : Une ponction de l’articulation est nécessaire pour identifier un éventuel microbe. Son traitement nécessite des antibiotiques et le remplacement de la prothèse. L’hôpital dispose d’une unité médico-chirurgicale spécialisée pour le traitement des prothèses infectées, labélisé « Centre de Référence en Infection Ostéo-Articulaire ».
  • Les pièces sont mal positionnées ou de taille inadaptées : Ces anomalies sont sources de douleurs ou de raideur du genou.
  • Les ligaments ne tiennent plus la prothèse : Le genou est instable. La prothèse peut être alors remplacée par une prothèse à charnière, qui remplace les ligaments défectueux.
  • Les anomalies rotuliennes : Si le cartilage rotulien n’a pas été enlevé et qu’il est 
  • source de douleurs, une pièce en plastique (polyéthylène) peut être implantée sous la rotule. Si la rotule est luxée et ne glisse plus dans son rail au centre du genou, des interventions plus complexes de recentrage peuvent être proposées.
  • Le composant en polyéthylène est usé : Ce cas est finalement assez rare mais peut être à l’origine de douleurs après un certain nombre d’années.

usure 3Usure et faillite ligamentaire d’une prothèse totale du genou

L'opération et les suites...

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Le changement d’une prothèse de genou est plus complexe que la mise en place d’une première prothèse. En effet, les dégâts causés par l’usure ou l’infection de l’ancienne prothèse, tout comme les gestes nécessaires à son extraction, peuvent entraîner des dégâts osseux ou ligamentaires compliquant l’implantation d’une nouvelle prothèse.

 Le chirurgien dispose alors de prothèses de reprise, souvent plus massives, permettant de palier à des ligaments défectueux et de combler des pertes de substances osseuses. Dans certains cas, une greffe osseuse sera réalisée. Si la rotule est trop abimée, il n’est alors techniquement plus possible d’y remettre un implant.

 

 

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 Prothèse de révision

 

 

Selon les gestes réalisés pendant l’intervention, selon la qualité des muscles, des ligaments et des os, des consignes spécifiques de rééducation vous seront indiquées par votre chirurgien. Dans certains cas, la reprise d’un appui complet sera différé de quelques semaines, le port d’une attelle sera prolongé ou la flexion limitée dans un premier temps.

 

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L’intervention étant plus délicate, la récupération est souvent plus longue que lors d’une première implantation et le résultat définitif est rarement obtenu avant 12 mois d’évolution. La période de rééducation nécessite, comme après l’implantation de la première prothèse, une réelle implication du patient qui doit à la fois respecter les consignes de rééducation et répéter plusieurs fois par jour les exercices d’assouplissement et de renfort musculaire. Certains exercices sont similaires à ceux proposés dans le livret « Vivre avec une prothèse du genou ».

 

 

Télécharger les pièces jointes : Changer une prothèse de genou

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Création de l'Institut de médecine interne de l'Est Parisien

Un partenariat renforcé entre le Groupe Hospitalier Diaconesses Croix Saint-Simon et la Fondation Ophtalmologique A. de Rothschild|||

Le Groupe Hospitalier Diaconesses Croix Saint Simon et la Fondation A .de Rothschild renforcent leur coopération en médecine interne en créant l’Institut de médecine interne de l’Est Parisien.

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Les perfusions de biothérapies en hôpital de jour

Elles sont décidées par le gastroentérologue qui suit le patient après une validation de l’ensemble de l’équipe au cours d’une Réunion de Concertation Pluridisciplinaire (RCP) MICI.

Bilan à faire avant de débuter un traitement par biothérapie

  • Recherche de risque de tuberculose latente ou active (quantiféron, tubertest)
  • Recherche de foyer infectieux urinaire : ECBU
  • Si fistule, rechercher un abcès : IRM périnéale
  • Examens biologiques :
  1. NFS, CRP, Bilan hépatique
  2. Sérologies : HIV, HBV,HCV, CMV, EBV, VZV
  3. Anticorps anti‐nucléaires et si positifs : anti‐ADN natifs
  • Rx Pulm

Les perfusions de Rémicade (infliximab)

Les perfusions ont lieu en hôpital de jour. Le patient sera surveillé pendant et après sa perfusion pendant 1 heure pour vérifier l’absence de réaction allergique. L’infliximab s’administre par une perfusion intraveineuse de 2 heures lors des 3 première perfusions, puis d’1 heure si la tolérance est bonne.

Le schéma initial, dit « d’induction », comprend trois perfusions aux semaines 0, 2 puis 6.

En cas de réponse au traitement d’induction, un traitement d’entretien par des perfusions régulières d’infliximab toutes les huit semaines est ensuite proposé. A chaque hospitalisation le patient vient muni d’un bilan sanguin pour vérifier l’absence de CI à la perfusion.

La posologie est ajustée au poids corporel (5 mg/kg). En cas de diminution d’efficacité, votre médecin peut être amené soit à augmenter la dose (10 mg/kg généralement) soit à raccourcir l’intervalle entre deux perfusions.

La durée de perfusion est parfois allongée si des phénomènes d’intolérance surviennent (voir ci-dessous). Avant la perfusion, pour en améliorer la tolérance, il est parfois injecté des médicaments diminuant le risque d’allergie (corticoïdes et/ou anti-histaminiques). Les manifestations allergiques (moins de 5% des cas au cours des études) surviennent le plus souvent pendant la perfusion du produit. Il peut s’agir d’une gêne respiratoire, d’une sensation de malaise, d’une fièvre, d’une éruption sur la peau, d’un gonflement du visage ou d’une baisse de la pression artérielle. Si la réaction allergique n’est pas trop forte, on peut simplement ralentir la perfusion ; sinon il faut l’interrompre et administrer un traitement anti-allergique.

Dans certains cas, on pourra tenter de reprendre le traitement en prenant des précautions renforcées.

Les modalités de prise en charge sont les même pour le védolizumab.

En ce qui concerne les autres biothérapies (Humira, Simponi), seule la première injection d’induction sera faite en milieu hospitalier. Lors de l’hospitalisation, les infirmières feront un cours d’éducation thérapeutique au patient. Une documentation expliquant les modalités de l’administration du traitement, ses effets secondaires, un numéro de téléphone d’urgence lui sera remis.

Les perfusions de biothérapies en hôpital de jour

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Les prothèses digestives

Indications

Elles ont une place importante dans le traitement des cancers digestifs évolués en situation palliative.

  • Obstruction maligne de l’œsophage, de la jonction oeso-gastrique, du duodénum inopérables.
  • Levée d’occlusion en cas de sténose au niveau du recto-sigmoide
  • Les fistules oeso-trachéales après chirurgie digestive
  • Les sténoses bénignes

Fonctions

  • Reprise de l’alimentation
  • Levée d’un obstacle
  • Traitement de la fistule

Déroulement de la procédure

L’examen se fait sous anesthésie générale.

Le patient est intubé pendant l’examen.

Hospitalisation de 24 H.

L’endoscopie détermine la distance du pôle supérieur et du pôle inférieur de la tumeur par rapport aux arcades dentaires, au besoin après une dilatation si la lésion n'est pas franchissable. Un fil guide est introduit à travers la lésion puis l'endoscope est retiré. La prothèse métallique auto-expansive est descendue sur le fil guide et son déploiement est contrôlé par scopie. La méthode de largage varie selon les modèles. Celle-ci s'ouvre pleinement en 24 à 48 heures.

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Complications de la procédure

  • Douleur dans les suites immédiates de la pose de la prothèse
  • La perforation
  • L’hémorragie due à une ulcération de la paroi par la prothèse
  • La migration de la prothèse
  • L’obstruction par le processus tumoral

La vidéocapsule intestinale

La vidéocapsule endoscopique est une micro caméra capable de prendre des photos à l’intérieur de l’intestin qu’elle transmet par des ondes radio à des capteurs cutanés reliés à un boitier enregistreur.

La capsule, de la taille d’une grosse gélule, est relativement facile à avaler. Il existe 2 types de vidéocapsule.

La vidéocapsule du grêle

L’intestin grêle est la portion du tube digestif la plus longue, entre l’estomac et le colon. Il est difficilement accessible à l’examen endoscopique et représente le principal champ d’application de la capsule.

Les principales indications de cet examen sont un saignement digestif inexpliqué (présence de sang dans les selles ou anémie par manque de fer) et la suspicion d’une maladie inflammatoire du tube digestif. Dans tous les cas, elle est réalisée après la gastroscopie et la coloscopie.

Les contre-indications sont la grossesse et les sténoses de l’intestin pouvant amener à un risque de blocage de la capsule. En cas de doute un test avec une capsule qui se dissout après quelques heures peut être réalisé.

Le déroulement de l’examen : les médicaments contenant du fer doivent être arrêtés au moins 5 jours avant.

Une préparation est nécessaire pour avoir les meilleures chances de voir correctement les parois intestinales. Elle comporte un régime sans résidus pendant 3 jours, un régime clair et de la prise d’une purge la veille de l’examen entre 18 et 20h puis le matin entre XX et XXh, après 20h seule l’eau est autorisée.

L’examen débute le matin. Une ceinture contenant les capteurs est appliquée sur l’abdomen et reliée à l’enregistreur, porté en bandoulière. La capsule est avalée avec un verre d’eau puis commence à prendre des photos et un clignotement apparaît sur l’enregistreur. L’examen dure environ 8h.

Le patient n’est pas obligé de rester à l’hôpital. Il doit ramener son enregistrement en fin de journée. Il est recommandé de marcher un peu pendant l’examen pour aider le transit intestinal.

A tout moment il est possible de surveiller la progression. Une collation est autorisée 4h après l’ingestion de la capsule après avoir vérifié qu’elle est bien dans l’intestin grêle. La capsule est à usage unique et éliminée avec les selles après 24 à 48h, le plus souvent sans que le patient ne s’en aperçoive.

L’examen sera téléchargé sur une station de travail avec un logiciel dédié. La lecture de l’examen est ensuite faite un médecin gastroentérologue du service.

La vidéocapsule du côlon

Les indications sont limitées aux cas où la coloscopie est contre indiquée (contre-indication à l’anesthésie en particulier) ou incomplète. Elle peut également être réalisée chez des patients qui refusent la coloscopie après avoir été informés des limites de la capsule colique. Elle n’a pas d’indication pour le dépistage des polypes coliques. Elle peut être remplacée par la coloscopie virtuelle, examen réalisée en Radio pendant un scanner et qui donne les mêmes informations.

Le déroulement de l’examen : Il se déroule comme la vidéocapsule du grêle mais la préparation est plus lourde. Elle comporte le même régime, la prise d’une purge la veille et le matin de l’examen. En outre, pendant l’examen un complément de préparation est administré pour accélérer la progression de la capsule. L’examen se termine lorsque la capsule est évacuée (en moyenne 3 à 6 h après l’ingestion).

Comment prendre un RDV de vidéocapsule endoscopique au sein du Groupe Hospitalier Diaconesses Croix Saint-Simon ?

Cet examen nécessite une prescription médicale (ordonnance), avec le motif de l’exploration. L’ordonnance doit être faite par un gastro-entérologue ou un médecin généraliste, qui peut être extérieur à notre site ou lors d’une consultation à la Croix Saint Simon. En cas de prescription par un médecin généraliste, le patient sera adressé à une consultation sur l’hôpital qui permettra de préciser l’indication, donner l’information préalable à l’examen (modalités, bénéfices et risques), et organiser l’examen (délai, ambulatoire, hospitalisation…).

En pratique : il faut transmettre la prescription médicale au secrétariat de gastroentérologie (Aucun RDV sera pris sans prescription médicale)

  • Secrétariat service de gastroentérologie : 01 44 64 17 34 (de 8h30 à 17h00)
  • courrier : Service d'endoscopie digestive – hôpital Croix Saint Simon125 rue d’Avron -75020 Paris
  • fax : 01 44 64 17 83
  • email : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Les prothèses digestives

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Le cathétérisme endoscopique bilio-pancréatique (CPRE)

Qu’est-ce que le cathétérisme endoscopique bilio-pancréatique (CPRE) ?

Il s’agit d’une technique endoscopique mise en œuvre dans le but d’explorer et traiter des situations pathologiques des voies biliaires, pancréatiques, et de la vésicule biliaire. Les canaux biliaires sont des canaux qui drainent la bile fabriquée par le foie, par le biais de la voie biliaire principale ou cholédoque.

La vésicule biliaire est un petit réservoir branché en dérivation sur la voie biliaire principale. Les canaux pancréatiques drainent les produits de sécrétion de la glande pancréatique. Ces deux canaux se jettent dans le duodénum qui est la première partie de l'intestin grêle, à travers un sphincter puis par un orifice appelé papille.

Comment est réalisée la CPRE ?

La CPRE combine l’endoscopie (utilisation d’un endoscope à vision latérale appelé duodénoscope) et la radiologie. La CPRE nécessite une anesthésie générale de courte durée de 30 à 60 minutes.

L’examen consiste à introduire dans la papille un cathéter pour injecter les voies biliaires et/ou pancréatiques avec du produit de contraste (opacifiant). Cela va permettre d’avoir une vision de l’arborisation canalaire biliaire ou pancréatique, de constater d‘éventuels blocages, calculs ou tumeurs et de faire des clichés radiologiques. Dans le même temps, il sera réalisé le traitement du problème mis en évidence (sphincterotomie, extraction de calculs spontanément ou à l’aide d’une anse à panier, pose d’une endo-prothèse).

Cet examen est réalisé par un gastro-entérologue expérimenté évoluant sur un plateau technique pluridisciplinaire bien équipé.

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Indications de la CPRE

De nombreux problèmes peuvent justifier la réalisation d’une CPRE. L'indication la plus fréquente est la prise en charge et le traitement des calculs formés à l’intérieur des voies biliaires et venant les obstruer.

D’autres maladies des voies biliaires ou du pancréas (tumeurs, rétrécissements inflammatoires, pancréatites) peuvent amener à envisager la réalisation de cet examen dans un but diagnostique mais aussi et surtout thérapeutique (pose d’une endo-prothèse pour désobstruer le canal bouché).

Enfin, il peut permettre de traiter certaines maladies en association avec la chirurgie.

Pourquoi réaliser une CPRE ?

De nombreux problèmes peuvent justifier la réalisation d’une CPRE. L'indication la plus fréquente est la prise en charge et le traitement des calculs formés à l’intérieur des voies biliaires et venant les obstruer.

D’autres maladies des voies biliaires ou du pancréas (tumeurs, rétrécissements inflammatoires, pancréatites) peuvent amener à envisager la réalisation de cet examen dans un but diagnostique mais aussi et surtout thérapeutique (pose d’une endo-prothèse pour désobstruer le canal bouché).

Enfin, il peut permettre de traiter certaines maladies en association avec la chirurgie.

Quelles sont les complications potentielles de la CPRE ?

Tout acte médical, exploration ou intervention, même conduit dans des conditions de compétence et de sécurité conforme aux données actuelles de la science comporte un risque de complication.

  • Un saignement peut se produire, notamment en cas de sphinctérotomie (section du sphincter de la papille). Habituellement minime, il se tarit de lui-même. Il peut nécessiter la pose de clips, l’injection d'adrénaline, ou une coagulation électrique). Des saignements importants (hémorragies) peuvent conduire à pratiquer des transfusions de sang ou de dérivés sanguins.
  • Une infection du liquide biliaire (angiocholite) peut se produire, surtout si les voies biliaires ne sont pas complètement drainées ou désobstruées. L’utilisation d’antibiotiques peut être nécessaire et souvent la mise en place d’endo-prothèses, plastiques ou métalliques, temporaires ou définitives.
  • Une pancréatite (inflammation du pancréas) a lieu chez 3% à 7% des patients bénéficiant d'une CPRE. Elle se manifeste par une douleur abdominale violente et une élévation des enzymes du pancréas (lipase).
  • Une perforation (déchirure) digestive peut survenir. Bien que ce soit une complication rare, souvent traitée médicalement, une intervention chirurgicale peut être parfois nécessaire.
  • Réactions indésirables liées aux produits d'anesthésie.

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  Extraction de calcul et pose d’une endoprothèse

 

Le cathétérisme endoscopique bilio-pancréatique (CPRE)

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L'écho-endoscopie digestive

Qu’est-ce qu’une écho-endoscopie digestive ?

L'écho-endoscopie est une procédure dans laquelle l'endoscopie est couplée à l'utilisation d'une sonde à ultrasons afin d'obtenir des images échographiques des parois des organes du tube digestif mais aussi d'explorer les structures adjacentes en particulier le pancréas et les voies biliaires. L'utilisation combinée du doppler permet également de visualiser les vaisseaux.

Cet examen est pratiqué sous anesthésie générale. Le patient doit être à jeun depuis 6 heures avant son examen.

Les complications de l’écho-endoscopie sont exceptionnelles. Des perforations, en particulier œsophagiennes, peuvent survenir.

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 Qu’est-ce qu’une écho-endoscopie haute ?

L’écho-endoscopie est l’examen le plus performant pour étudier la paroi de l’œsophage, de l’estomac ou du duodénum (pour rechercher et analyser des tumeurs bénignes ou malignes) et les organes de voisinage.

Cet examen permet le dépistage de lésions précancéreuses ou cancéreuses du pancréas, de l'œsophage, et de l’estomac, ainsi que des tumeurs bénignes digestives. Elle permet la caractérisation et la biopsie de la plupart des lésions, ainsi que leur stadification très importante pour le choix du traitement ultérieur.

L’écho-endoscopie est également capable de mettre en évidence des calculs biliaires qui ont migrés dans la voie biliaire principale. L’examen est réalisé avant le cathétérisme rétrograde endoscopique permettant lui de retirer le calcul de la voie biliaire principale.

Qu’est-ce qu’une écho-endoscopie basse ?

L’écho-endoscopie peut également être utilisée pour les pathologies recto-anales cancers, fistule…) et dans l’endométriose. Pour les lésions anales ou du très bas rectum, l’exploration est réalisée avec une sonde rigide par les proctologues.

Cet examen ne nécessite pas d’anesthésie générale le plus souvent.

La ponction sous écho-endoscopie

La ponction est réalisée en insérant une aiguille à travers la paroi digestive. Elle permet la réalisation de biopsies au cours de l’écho-endoscopie.

Une aiguille placée à l’intérieur de l’appareil, permet de prélever une carotte de tissus pour l’analyser. La lésion doit être péri digestive accessible par écho-endoscopie. On peut ainsi biopsier des lésions du pancréas, de l’œsophage ou de l’estomac, des ganglions du médiastin.

La ponction sous écho-endoscopie est très utile pour le diagnostic des lésions kystiques notamment au niveau du pancréas. On pourra ainsi à la fois prélever du liquide pour une analyse biochimique et faire en même temps une étude cytologique.

Cet examen est aussi très important pour le diagnostic des lésions sous-muqueuses digestives.

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Ponction d'un kyste du pancréas

 Complications de la ponction sous écho-endoscopie

Les risques principaux de la ponction sous écho endoscopie sont la perforation, l'hémorragie, l'infection et la pancréatite. Avant de ponctionner, il faut au préalable avoir réalisé un test sanguin pour vérifier l’absence d’anomalie de la coagulation sanguine. La ponction est accompagnée d’une injection systématique d’antibiotiques.

En cas de ponction, le patient reste hospitalisé 24 heures pour sa surveillance

Autres indications de la ponction sous écho-endoscopie

  • Neurolyse coeliaque : La neurolyse cœliaque consiste en une injection d’alcool pur dans le plexus cœliaque afin de détruire les terminaisons nerveuses. Les cancers du pancréas et la pancréatite chronique sont souvent associés à des douleurs intenses et réfractaires à tout antalgique. Ce geste peut être effectué par écho-endoscopie permettant un contrôle immédiat de la douleur.
  • Drainage endoscopique de pseudokystes pancréatiques : Le drainage endoscopique des pseudokystes du pancréas, lorsqu’ils sont volumineu et compressifs ou infectés guidé par écho-endoscopie, est une technique développée avec comme avantage de visualiser et guider le drainage en temps réel avec précision.

Prendre RDV pour une écho-endoscopie

Cet examen nécessite une prescription médicale d’un gastro-entérologue ou d’un chirurgien, avec le motif précis de l’exploration. Lorsque la prescription est faite par un médecin généraliste, une consultation avec un gastro-entérolgue sera demandée avant l’examen. Seuls les examens urgents sont directement effectués sans consultation préalable.

 

L'écho-endoscopie digestive

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La gastrostomie percutanée endoscopique (GPE)

Qu’est-ce qu’une gastrostomie percutanée endoscopique (GPE) ?

Certaines pathologies empêchent de se nourrir et/ou de s’hydrater convenablement.

C’est le cas lorsqu’il existe un obstacle sur le trajet des aliments (bouche, gorge, œsophage) ou une difficulté à la déglutition.

La pose d’une gastrostomie percutanée endoscopique (GPE) peut alors être nécessaire. La GPE permet de mettre en place, par les voies naturelles, une sonde dans l’estomac qui ressort à travers la peau de l’abdomen entre les côtes et le nombril.

Selon les cas, après la pose de la sonde, le patient pourra continuer à manger et à boire par la bouche.

Avantages de la gastrostomie percutanée endoscopique

La gastrostomie percutanée endoscopique est un geste simple et rapide dont la réalisation présente peu de risques.
La sonde de gastrostomie peut facilement être dissimulée sous les vêtements et est donc invisible pour les autres.
Le plus souvent, le geste est réalisé sous anesthésie générale.

Préparation pour la gastrostomie percutanée endoscopique

Avant la pose de la sonde, une consultation avec un médecin anesthésiste aura lieu. Il pourra répondre à toutes les questions concernant l’anesthésie. Il peut recommander la suspension d’un éventuel traitement anticoagulant ou antiagrégants plaquettaire selon les antécédents du patient.
Le jour de la pose, il faut être à jeun strict (sans boire, ni manger, ni fumer) depuis 8 heures, prendre une douche avec un savon antiseptique, faire un bain de bouche avec une solution antiseptique, faire si besoin un rasage de la paroi abdominale à la tondeuse.

Déroulement de la gastrostomie percutanée endoscopique

L’infirmier mettra en place une perfusion dans une veine du bras afin de pouvoir injecter le produit anesthésique et un antibiotique à titre préventif qui a pour but de diminuer le risque d’infection. Le geste est réalisé dans des conditions d’asepsie chirurgicale au bloc opératoire en présence d’un médecin anesthésiste-réanimateur.

Cette technique utilise un endoscope. Celui-ci est introduit par la bouche et poussé jusque dans l’estomac. Il permet de vérifier l’état du tube digestif et de repérer le point de la paroi abdominale où va être posée la sonde. A ce niveau, l’opérateur fait une courte incision de la peau au bistouri puis une ponction de l’estomac qui permet d’en faire sortir la sonde.

La sonde n’est pas fixée à la peau avec des fils, elle est maintenue en place par 2 collerettes de part et d’autre de la paroi.

Complications potentielles de la gastrostomie percutanée endoscopique

Tout acte médical, exploration, intervention sur le corps humain, même conduit dans des conditions de compétence et de sécurité conformes aux données actuelles de la science et de la réglementation en vigueur, expose à un risque de complication.

Les complications les plus fréquentes de la gastrostomie percutanée endoscopique sont :

  • L’infection de l’orifice dans les jours qui suivent sa mise en place. Toutes les précautions sont prises pour limiter ce risque : antibiotique, désinfection du champ opératoire, conditions de stérilité pour la pose et pour la réalisation du pansement.
  • La douleur : elle peut être plus ou moins importante. Des antidouleurs sont prescrits de façon systématique pour la limiter.

Les autres complications sont extrêmement rares et certaines peuvent nécessiter une intervention chirurgicale :

  • La blessure d’un segment digestif
  • L’hémorragie : une nouvelle endoscopie pour stopper l’hémorragie ainsi que des transfusions de sang ou de dérivés sanguins sont parfois nécessaires.
  • La péritonite : elle peut survenir en cas de fuite de liquide entre la peau et l’estomac.

D’autres complications liées à l’anesthésie générale sont possibles.

Toutes ces complications apparaissent le plus souvent au moment du geste, mais peuvent également se révéler quelques jours après l’intervention (douleurs abdominales et du thorax, vomissements de sang rouge ou noir, selles noires, fièvre, frissons ...).  Il est alors très important de contacter rapidement un médecin.

Recommandations après la pose

Il faut rester hospitalisé pendant 12 à 48h dans les suites de l’intervention pour surveillance, pour débuter la nutrition entérale et éventuellement pour apprendre au patient ou à son entourage à administrer la nutrition.

Pendant une à deux semaines, le pansement sera refait tous les jours par une infirmière en utilisant un antiseptique.

Ensuite, le pansement pourra être fait 3 fois par semaine. Après un mois, l’orifice est généralement cicatrisé. Il n’est alors plus nécessaire de faire des soins antiseptiques et un nettoyage quotidien à l’eau et au savon suffit.
Les douches sont possibles sans protection et les bains également en protégeant la sonde avec un pansement imperméable.

 

La gastrostomie percutanée endoscopique (GPE)

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